<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" >

<channel><title><![CDATA[Zecinema - Le Blog du spectateur]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur]]></link><description><![CDATA[Le Blog du spectateur]]></description><pubDate>Sun, 01 Feb 2026 17:35:16 +0100</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[La planète des singes : dystopie de son temps]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/la-planete-des-singes-dystopie-de-son-temps]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/la-planete-des-singes-dystopie-de-son-temps#comments]]></comments><pubDate>Sun, 25 Jan 2026 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/la-planete-des-singes-dystopie-de-son-temps</guid><description><![CDATA[ La plan&egrave;te des Singes se d&eacute;cline depuis 60 ans en roman, films, s&eacute;ries et m&ecirc;me en bande-dessin&eacute;es. On y parle &agrave; chaque fois du d&eacute;clin de la civilisation humaine au profit de la race simiesque. Ce regard d&eacute;cal&eacute; am&egrave;ne &agrave; une r&eacute;flexion sans complaisance sur notre soci&eacute;t&eacute;. Un regard qui s&rsquo;adapte &agrave; nos enjeux soci&eacute;taux.   Dans le roman du fran&ccedil;ais Pierre Boulle paru en 1963, les [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:right;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:center;max-width:100%;;clear:right;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/dossier-planete-des-singes-image-une.jpg?1769956847" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">La plan&egrave;te des Singes se d&eacute;cline depuis 60 ans en roman, films, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0071033/reference/?ref_=nv_sr_srsg_11_tt_8_nm_0_in_0_q_planet%2520of%2520apes" target="_blank">s&eacute;ries </a>et m&ecirc;me en bande-dessin&eacute;es. On y parle &agrave; chaque fois du d&eacute;clin de la civilisation humaine au profit de la race simiesque. Ce regard d&eacute;cal&eacute; am&egrave;ne &agrave; une r&eacute;flexion sans complaisance sur notre soci&eacute;t&eacute;. Un regard qui s&rsquo;adapte &agrave; nos enjeux soci&eacute;taux.</font></span></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dans le roman du fran&ccedil;ais Pierre Boulle paru en 1963, les singes ont d&eacute;velopp&eacute; leur intelligence en la stimulant alors que l&rsquo;humain a r&eacute;gress&eacute; par &laquo; paresse c&eacute;r&eacute;brale&nbsp;&raquo;. Devenu moins curieux, il a progressivement perdu sa capacit&eacute; &agrave; utiliser le langage. Pierre Boulle met en avant les th&eacute;ories &eacute;volutionnistes : l&rsquo;homme ne doit qu&rsquo;&agrave; lui-m&ecirc;me d&rsquo;avoir d&eacute;clin&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; perdre sa place en haut de la pyramide de domination des esp&egrave;ces. C&rsquo;est alors l&rsquo;av&egrave;nement de la soci&eacute;t&eacute; de consommateurs des 30 glorieuses et la t&eacute;l&eacute;vision rentre dans les foyers.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Tourn&eacute; &agrave; Hollywood en 1968, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0063442/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_la%2520planete%2520des%2520singes" target="_blank">le premier film</a> est une satire de la soci&eacute;t&eacute; am&eacute;ricaine des ann&eacute;es 60 encore en proie au racisme et aux th&eacute;ories conservatrices.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Modifiant la fin du roman, le film s&rsquo;ach&egrave;ve sur une image iconique&nbsp;: Charlton Heston atterr&eacute; devant la statue de la Libert&eacute; d&eacute;truite. L&rsquo;humanit&eacute; n&rsquo;a pas disparu cette fois &agrave; cause de son oisivet&eacute;, mais en raison de sa b&ecirc;tise &agrave; jouer avec l&rsquo;arme atomique. Nous sommes en pleine Guerre froide et l&rsquo;escalade nucl&eacute;aire bat son plein.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Des quatre <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0065462/reference/?ref_=nv_sr_srsg_10_tt_8_nm_0_in_0_q_planet%2520of%2520pes" target="_blank">suites </a>au film de 1968, la premi&egrave;re insiste encore sur la menace atomique quand les suivantes traitent du racisme &agrave; travers le rapport dominant/domin&eacute; et le combat pour les droits civiques. Les ann&eacute;es 70 cherchent &agrave; s&rsquo;adapter &agrave; une soci&eacute;t&eacute; multiculturelle apr&egrave;s l&rsquo;assassinat de Martin Luther King.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Quand Tim Burton reprend le flambeau au tournant du si&egrave;cle, il repart du roman qu&rsquo;il d&eacute;ploie dans un nouvel univers visuel. Cette fois, les humains parlent comme les singes pour les distinguer culturellement et non intellectuellement. Le discours porte sur la x&eacute;nophobie en reprenant le th&egrave;me r&eacute;current chez Burton : l&rsquo;individu projet&eacute; dans un univers &eacute;tranger et pourchass&eacute; pour sa diff&eacute;rence. A la sortie du <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0133152/reference/?ref_=nv_sr_srsg_7_tt_8_nm_0_in_0_q_planet%2520of%2520apes" target="_blank">film</a>, nous sommes quelques jours avant les attentats du 11 septembre.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dix ans plus tard, Hollywood r&eacute;investit la franchise pour un <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt1318514/reference/?ref_=nv_sr_srsg_7_tt_8_nm_0_in_0_q_planet%2520of%2520apes%2520ori" target="_blank">pr&eacute;quel </a>au film original&nbsp;avec &laquo;&nbsp;La plan&egrave;te des singes : les origines&nbsp;&raquo;. On y raconte cette fois comment les singes se sont &eacute;mancip&eacute;s de l&rsquo;homme. Le premier singe intelligent est le fruit d&rsquo;une exp&eacute;rience g&eacute;n&eacute;tique. Face au risque de l&rsquo;homme d&eacute;clinant (Alzheimer), la tentation de l&rsquo;homme augment&eacute; se concr&eacute;tise et l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; perdre sa singularit&eacute;. Nous sommes en 2011 et Google vient de cr&eacute;er Deepmind, sa structure sp&eacute;cialis&eacute;e dans l&rsquo;intelligence artificielle.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Et si la s&eacute;rie ne parlait pas de singes savants mais d&rsquo;intelligences artificielles</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&nbsp;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">pr&ecirc;tes &agrave; succ&eacute;der aux humains ?</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">En tout, dix films qui sont autant de r&eacute;cits en miroir d&eacute;non&ccedil;ant les travers de l&rsquo;humanit&eacute;. Chacun selon le prisme de son &eacute;poque.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[James Cameron : l’art du copycat pour innover.]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/james-cameron-lart-du-copycat-pour-innover]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/james-cameron-lart-du-copycat-pour-innover#comments]]></comments><pubDate>Thu, 18 Dec 2025 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/james-cameron-lart-du-copycat-pour-innover</guid><description><![CDATA[ Nous ne sommes que les h&eacute;ritiers d&rsquo;une d&rsquo;histoire. Nous reproduisons ou nous inspirons inconsciemment de ce qui nous a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. De grands sch&eacute;mas guident nos pas : on appelle cela la culture, la tradition ou l&rsquo;experience. L&rsquo;&eacute;cole et l&rsquo;entreprise sont des gardiens de cette capacit&eacute; des humains &agrave; capitaliser sur les apports des g&eacute;n&eacute;rations pr&eacute;c&eacute;dentes.Dans le business, on observe des  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/avatar.jpg?1767378284" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Nous ne sommes que les h&eacute;ritiers d&rsquo;une d&rsquo;histoire. Nous reproduisons ou nous inspirons inconsciemment de ce qui nous a pr&eacute;c&eacute;d&eacute;. De grands sch&eacute;mas guident nos pas : on appelle cela la culture, la tradition ou l&rsquo;experience. L&rsquo;&eacute;cole et l&rsquo;entreprise sont des gardiens de cette capacit&eacute; des humains &agrave; capitaliser sur les apports des g&eacute;n&eacute;rations pr&eacute;c&eacute;dentes.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dans le business, on observe des entreprises qui reproduisent ainsi le mod&egrave;le &eacute;conomique d&rsquo;autres entreprises. L&rsquo;innovation est parfois histoire de copycat (Oreo,</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&nbsp;</span><a target="_self" href="https://www.linkedin.com/company/lego-group/">the LEGO Group</a><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">,</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&nbsp;</span><a target="_self" href="https://www.linkedin.com/company/microsoft-windows/">Microsoft Windows</a><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&nbsp;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&hellip;). Le startup studio Rocket internet s&rsquo;est fait une sp&eacute;cialit&eacute; des copycats (r&eacute;plications).</span></font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au cin&eacute;ma, il en est de m&ecirc;me entre les inspirations et les suites qui pullulent apr&egrave;s un succ&egrave;s. James Cameron a &eacute;merg&eacute; dans cet univers avec <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0082910/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_paranha%25202" target="_blank">Paranha 2</a>, (dont il a &eacute;t&eacute; vir&eacute; avant la fin du tournage), la suite d&rsquo;un film surfant lui-m&ecirc;me sur le succ&egrave;s des <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0073195/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_6_nm_2_in_0_q_jaws" target="_blank">Dents de la mer</a>. Sa filmographie est courte avec seulement 10 films de fiction, et on y trouve cinq suites (avec <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0090605/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_7_nm_1_in_0_q_aliens" target="_blank">Aliens</a>, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0103064/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_terminator%25202" target="_blank">Terminator 2</a>, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt1630029/reference/?ref_=nv_sr_srsg_7_tt_5_nm_2_in_0_q_avatar%2520" target="_blank">Avatar 2</a> &amp;<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt1757678/reference/?ref_=nv_sr_srsg_1_tt_5_nm_2_in_0_q_avatar%2520" target="_blank"> 3</a>) et un remake officiel (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0111503/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_true%2520lies" target="_blank">True lies</a> inspir&eacute; de la com&eacute;die fran&ccedil;aise La totale).</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Il ne reste que quatre films dits &laquo;&nbsp;originaux&nbsp;&raquo;.</span><br />&#8203;</font><ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0088247/reference/?ref_=fn_t_1" target="_blank">Terminator </a>reprend le th&egrave;me de l&rsquo;intelligence artificielle qui se rebelle (vu dans 2001 et lu chez Asimov), le voyage dans le temps paradoxal (vu dans la jet&eacute;e) et la fin du monde (lu dans la guerre des mondes). Le talent de Cameron est d&rsquo;en avoir fait un &laquo;&nbsp;slasher&nbsp;&raquo;, comme Halloween, original et impressionnant malgr&eacute; un budget limit&eacute;.</span></font></li></ul> &nbsp;<ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0120338/reference/" target="_blank">Titanic </a>est un midley des amours impossibles &agrave; cause des diff&eacute;rences de classe comme pour <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0032145/reference/?ref_=nv_sr_srsg_7_tt_8_nm_0_in_0_q_hurlevent" target="_blank">les Hauts de Hurlevent</a> et de la catastrophe maritime qui avait inspir&eacute; d&eacute;j&agrave; plusieurs films (dont une jolie version en <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0051994/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_6_nm_2_in_0_q_a%2520night%2520to%2520reme" target="_blank">1958</a>). Loin des clich&eacute;s auxquels il s&rsquo;exposait, le film parvint &agrave; &eacute;mouvoir la terre enti&egrave;re et demeure la r&eacute;f&eacute;rence du genre.</span></font></li></ul> &nbsp;<ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0499549/reference/?ref_=nv_sr_srsg_4_tt_7_nm_0_in_0_q_avatar" target="_blank">Avatar </a>s&rsquo;av&egrave;re la transposition &agrave; la science-fiction de <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0114148/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_5_nm_3_in_0_q_pocahontas%2520" target="_blank">Pocahontas </a>et <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0099348/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_danse%2520avec%2520les%2520loups" target="_blank">Danse avec les loups</a>. Mais c&rsquo;est surtout la cr&eacute;ation de tout un univers, visuelle impressionnant et aux enjeux &eacute;cologiques.</span></font></li></ul> &nbsp;<ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0096754/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_abyss" target="_blank">Abyss </a>est construit sur un sc&eacute;nario totalement original contenant un alien aquatique comme dans le roman In the Abyss , le Roman de H.G. Wells paru en 1897. M&ecirc;me si l&rsquo;ambiance de la plate-forme p&eacute;troli&egrave;re doit beaucoup &agrave; celle de la station spatiale d&rsquo;<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0078748/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_alien" target="_blank">Alien</a>. Objet d&rsquo;un culte encore aujourd&rsquo;hui, le film a ouvert la voie &agrave; la science-fiction moderne en termes d&rsquo;effets sp&eacute;ciaux.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span></font></li></ul><br /><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Champion du box-office avec trois des quatre plus grosses recettes mondiales, James Cameron d&eacute;montre que le talent n&rsquo;est pas dans l&rsquo;id&eacute;e mais dans l&rsquo;execution.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Souvenons-nous qu&rsquo;avant</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><a href="https://www.linkedin.com/company/metafacebook/" target="_self"><span>Meta Facebook</span></a><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">, il y avait d&eacute;j&agrave; le micro-blog Myspace et le r&eacute;seau social Copains d&rsquo;avant.</span></font><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[The artist : histoire d’une disruption]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/the-artist-histoire-dune-disruption]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/the-artist-histoire-dune-disruption#comments]]></comments><pubDate>Fri, 07 Nov 2025 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/the-artist-histoire-dune-disruption</guid><description><![CDATA[ &#8203;&Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; la 3D et le son immersif red&eacute;finissent nos exp&eacute;riences en salle, The Artist&nbsp;r&eacute;sonne comme un puissant rappel &agrave; l'ordre. Bien plus qu'un exercice de style couvert de r&eacute;compenses, le film de Michel Hazanavicius utilise le silence pour interroger notre rapport &agrave; l'innovation.&nbsp;   &#8203;The artist (2011) est le film fran&ccedil;ais le plus prim&eacute; au monde : prix &agrave; Cannes (pour Jean Dujardin). La [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:115px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/the-artist.jpg?1763798103" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Picture" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><br />&#8203;&Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; la 3D et le son immersif red&eacute;finissent nos exp&eacute;riences en salle, <em>The Artist</em>&nbsp;r&eacute;sonne comme un puissant rappel &agrave; l'ordre. Bien plus qu'un exercice de style couvert de r&eacute;compenses, le film de Michel Hazanavicius utilise le silence pour interroger notre rapport &agrave; l'innovation.&nbsp;</font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt1655442/reference/?ref_=nv_sr_srsg_3_tt_6_nm_2_in_0_q_the%2520artist" target="_blank">&#8203;</a><font size="3"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt1655442/reference/?ref_=nv_sr_srsg_3_tt_6_nm_2_in_0_q_the%2520artist" target="_blank">The artist</a> (2011) est le film fran&ccedil;ais le plus prim&eacute; au monde : prix &agrave; Cannes (pour Jean Dujardin). La com&eacute;die r&eacute;tro a gagn&eacute; six C&eacute;sar en France mais aussi cinq Oscars (dont meilleur acteur et meilleur film, chose tr&egrave;s rare pour un film non am&eacute;ricain), trois Golden globes et sept BAFTA. En tout, plus de cent r&eacute;compenses.</font></span><br /><br /><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">On y retrouve le m&ecirc;me contexte historique que <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0045152/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_chantons%2520sous%2520la%2520pluie" target="_blank">Chantons sous la pluie</a> et celui qui sera repris pour <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt10640346/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_babylon" target="_blank">Babylon </a>: la transformation du monde du cin&eacute;ma lorsqu&rsquo;arrive la disruption des films parlants.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pour retranscrire l&rsquo;impact de cette innovation, Michel Hazanavicius va amener &agrave; rendre perceptible cette r&eacute;volution en permettant au spectateur de faire le chemin inverse. &Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; le num&eacute;rique transforme l&rsquo;industrie du son et de l&rsquo;image, il fait un retour en arri&egrave;re en proposant un film - a priori nostalgique - int&eacute;gralement en noir &amp; blanc et surtout muet.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Ce pari fou d&rsquo;un film muet au 21&egrave;me si&egrave;cle rappelle <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0075222/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_3_nm_0_in_0_q_la%2520derni%25c3%25a8re%2520folie%2520de%2520mel%2520brooks" target="_blank">la derni&egrave;re folie de Mel Brooks</a> (1976) dont le titre original est justement &laquo;&nbsp;silent movie&nbsp;&raquo; et le sujet est le tournage du premier film muet depuis 40 ans. Le fameux comique am&eacute;ricain y conservait la couleur et y sacrifiait l&rsquo;artifice sonore pour un gag o&ugrave; la seule parole de cette com&eacute;die burlesque &eacute;tait prononc&eacute;e par le mime Marceau.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le cin&eacute;aste finlandais Aki Kaurismaki a fait &eacute;galement avec <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0158692/reference/?ref_=nv_sr_srsg_1_tt_2_nm_6_in_0_q_juha" target="_blank">Juha</a>, un film muet en noir &amp; blanc, mais l&rsquo;histoire avait tout d&rsquo;un film moderne.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Novateur, The artist va jusqu&rsquo;au bout de son pari de proposer aujourd&rsquo;hui un film anachronique de 84 ans autour d&rsquo;une histoire &eacute;talon du cin&eacute;ma : le parall&egrave;le entre l&rsquo;ascension et la chute de deux personnes comme dans les trois versions de Une &eacute;toile est n&eacute;e. Ce principe est symboliquement repr&eacute;sent&eacute; par la s&eacute;quence pivot dans l&rsquo;escalier de la maison de production que quitte d&eacute;finitivement George Valentin : il descend les marches tandis que Peppy Miller les monte pour signer un contrat qui la conduira vers la gloire.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le film parle de nostalgie mais aussi de modernit&eacute;. Toute une industrie doit faire face &agrave; une nouvelle technologie. Mais cette innovation n&rsquo;est rien sans les hommes et femmes qui savent s&rsquo;en emparer, ce que ne parvient pas &agrave; faire George Valentin.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au contraire, Peppy Miller am&egrave;ne une &eacute;nergie et une fa&ccedil;on de jouer en phase avec les attentes renouvel&eacute;es des &laquo;&nbsp;clients&nbsp;&raquo;. Et cette modernit&eacute; est une proximit&eacute; avec le public pour susciter une &eacute;motion nouvelle, dans l&rsquo;instant. Pari gagn&eacute; quand on voit le succ&egrave;s du film.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Loin de la 3D et du son Atmos, Michel Hazanavicius nous rappelle que la modernit&eacute; n&rsquo;est pas dans la technologie mais dans l&rsquo;authenticit&eacute; du pr&eacute;sent.</span></font><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Idiocracy : La peur millénaire face à l’innovation]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/idiocracy-la-peur-millenaire-face-a-linnovation]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/idiocracy-la-peur-millenaire-face-a-linnovation#comments]]></comments><pubDate>Sat, 11 Oct 2025 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/idiocracy-la-peur-millenaire-face-a-linnovation</guid><description><![CDATA[ En 2006, le film satirique Idiocracy peignait un futur o&ugrave; l&rsquo;humanit&eacute; avait r&eacute;gress&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;un homme normal cryog&eacute;nis&eacute; soit per&ccedil;u comme un g&eacute;nie 500 ans plus tard. Derri&egrave;re la blague potache, comme souvent, le cin&eacute;ma touchait une crainte r&eacute;elle : le d&eacute;classement intellectuel g&eacute;n&eacute;rationnel. Une angoisse qui n&rsquo;est pas nouvelle, mais qui se r&eacute;p&egrave;te &ag [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:121px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/idiocracy-jpeg.jpg?1760811052" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">En 2006, le film satirique <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0387808/reference/" target="_blank">Idiocracy </a>peignait un futur o&ugrave; l&rsquo;humanit&eacute; avait r&eacute;gress&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;un homme normal cryog&eacute;nis&eacute; soit per&ccedil;u comme un g&eacute;nie 500 ans plus tard. Derri&egrave;re la blague potache, comme souvent, le cin&eacute;ma touchait une crainte r&eacute;elle : le d&eacute;classement intellectuel g&eacute;n&eacute;rationnel. Une angoisse qui n&rsquo;est pas nouvelle, mais qui se r&eacute;p&egrave;te &agrave; chaque nouvelle invention.</font></span></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&#9997;&#65039;L'histoire de cette angoisse commence m&ecirc;me d&egrave;s l&rsquo;Antiquit&eacute;. Dans son Ph&egrave;dre, le philosophe Platon, citant Socrate, mettait en garde contre l&rsquo;&eacute;criture : &laquo;&nbsp;cette invention produira l'oubli dans l'&acirc;me de ceux qui l'apprendront, parce qu'ils ne feront plus usage de leur m&eacute;moire&nbsp;&raquo;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&#128218;Deux mille ans plus tard, l&rsquo;imprimerie fut per&ccedil;ue comme une menace pour l'ordre social et la qualit&eacute; de la connaissance par la propagation de textes h&eacute;r&eacute;tiques ou de mauvaise qualit&eacute;.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&#9742;&#65039;Au 19e si&egrave;cle, ce fut le t&eacute;l&eacute;phone qui fut consid&eacute;r&eacute;, par les intellectuels et les moralisateurs, comme une menace pour les bonnes mani&egrave;res, la sant&eacute; et la s&eacute;r&eacute;nit&eacute; des foyers.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&#128250;Au si&egrave;cle suivant, la t&eacute;l&eacute;vision fut r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;nonc&eacute;e comme un "abrutisseur de masse". Pour le th&eacute;oricien Neil Postman, elle transforme la culture en divertissement, rendant le public passif et diminuant sa capacit&eacute; d'attention.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&#128732;Aujourd&rsquo;hui, internet, smartphones et IA g&eacute;n&eacute;rative sont les cibles de nouvelles critiques. Les neuroscientifiques et les psychologues s'accordent &agrave; dire que la fragmentation de l'information et le flux constant de notifications cr&eacute;ent une d&eacute;pendance &agrave; la distraction et affaiblissent notre concentration soutenue. Une &eacute;tude du MIT de juin 2025 &eacute;voquait un d&eacute;lestage cognitif.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Mais cette peur est-elle fond&eacute;e ? Les avis sont partag&eacute;s. Apr&egrave;s des d&eacute;cennies de hausse, l'effet Flynn invers&eacute; montre une l&eacute;g&egrave;re baisse du QI dans les pays d&eacute;velopp&eacute;s depuis 30 ans. Certains y voient la preuve d&rsquo;un d&eacute;clin cognitif li&eacute; &agrave; l'omnipr&eacute;sence du num&eacute;rique.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pour autant, si nous perdons en concentration, nous gagnons probablement d&rsquo;autres comp&eacute;tences. Les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations d&eacute;velopperaient une pens&eacute;e en r&eacute;seau, performante pour trouver et synth&eacute;tiser rapidement des informations provenant de sources multiples. La collaboration et la cr&eacute;ativit&eacute; sont des softs skills en plein essor. Des comp&eacute;tences que les tests de QI traditionnels ne mesurent pas. L'id&eacute;e que nous devenons plus stupides pourrait simplement refl&eacute;ter le fait que notre cerveau s'adapte &agrave; un monde plus complexe et hyper-connect&eacute;.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">L'ironie r&eacute;side dans le destin m&ecirc;me du film <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0387808/reference/" target="_blank">Idiocracy</a>. &Agrave; son lancement, ne croyant pas dans son succ&egrave;s, le studio Fox annula sa sortie au cin&eacute;ma. Mais le film, rel&eacute;gu&eacute; au streaming, est devenu une com&eacute;die culte gr&acirc;ce &agrave; la vitalit&eacute; du digital.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Qui est donc le plus idiot : le studio qui trouva le film trop stupide pour l&rsquo;exploiter ou le public qui se d&eacute;brouilla quand m&ecirc;me pour le d&eacute;couvrir ? Je vous laisse trancher avec intelligence.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[UGC / Canal+ : le Parrain du cinéma étend son empire sur le cinéma français]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/ugc-canal-le-parrain-du-cinema-etend-son-empire-sur-le-cinema-francais]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/ugc-canal-le-parrain-du-cinema-etend-son-empire-sur-le-cinema-francais#comments]]></comments><pubDate>Sat, 13 Sep 2025 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/ugc-canal-le-parrain-du-cinema-etend-son-empire-sur-le-cinema-francais</guid><description><![CDATA[ Les vieilles recettes ont la peau dure. Dans l'univers du cin&eacute;ma, l&rsquo;histoire est cyclique, et les grands sch&eacute;mas de pouvoir se rejouent. L'annonce du rachat potentiel du&nbsp;Groupe UGC&nbsp;par le groupe&nbsp;CANAL+ Group, premier partenaire et diffuseur du cin&eacute;ma fran&ccedil;ais, rappelle les d&eacute;buts d&rsquo;Hollywood.   Un retour en arri&egrave;re s'impose. Il y a 80 ans, le cin&eacute;ma am&eacute;ricain vivait sous le r&egrave;gne des "Big Five" : Paramount [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:371px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/img-2751-copy.jpg?1760811509" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 20px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Les vieilles recettes ont la peau dure. Dans l'univers du cin&eacute;ma, l&rsquo;histoire est cyclique, et les grands sch&eacute;mas de pouvoir se rejouent. L'annonce du rachat potentiel du</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&nbsp;</span><a href="https://www.linkedin.com/company/ugc/" target="_self">Groupe UGC</a><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&nbsp;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">par le groupe</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&nbsp;</span><a href="https://www.linkedin.com/company/canal-/" target="_self">CANAL+ Group</a><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">, premier partenaire et diffuseur du cin&eacute;ma fran&ccedil;ais, rappelle les d&eacute;buts d&rsquo;Hollywood.</span></font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Un retour en arri&egrave;re s'impose. Il y a 80 ans, le cin&eacute;ma am&eacute;ricain vivait sous le r&egrave;gne des "Big Five" :</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><a href="https://www.linkedin.com/company/paramountco/" target="_self"><span>Paramount</span></a><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">, RKO, MGM, Warner et 20th Century Fox. Ces studios ne se contentaient pas de produire et de distribuer des films ; ils poss&eacute;daient &eacute;galement leurs propres circuits de salles de cin&eacute;ma. C'&eacute;tait la concentration verticale &agrave; son apog&eacute;e, un contr&ocirc;le total sur la cha&icirc;ne de valeur, du script &agrave; la projection. Cette mainmise sur l&rsquo;ensemble du processus leur permettait de dicter la loi du march&eacute; en imposant par exemple le 'block booking', une pratique qui for&ccedil;ait les exploitants de salles &agrave; louer des lots entiers de films pour obtenir les plus rentables. Le syst&egrave;me, jug&eacute; anti-concurrentiel, a fini par &ecirc;tre d&eacute;mantel&eacute; par la Cour Supr&ecirc;me am&eacute;ricaine dans le c&eacute;l&egrave;bre arr&ecirc;t United States v. Paramount Pictures, Inc. en 1948, obligeant les studios &agrave; se s&eacute;parer de leurs cin&eacute;mas. Depuis cette loi a &eacute;t&eacute; abrog&eacute;e en 2020, mais aucun studio n&rsquo;a encore boug&eacute;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Cette logique d'int&eacute;gration verticale n&rsquo;est pas propre &agrave; Hollywood. En France, les studios historiques Gaumont et Path&eacute; ont &eacute;galement b&acirc;ti leur puissance sur ce m&ecirc;me mod&egrave;le. Ils &eacute;taient &agrave; la fois producteurs, distributeurs et propri&eacute;taires d'un important r&eacute;seau de salles, ce qui leur a permis de dominer l'industrie pendant des d&eacute;cennies. L'annonce du rachat d'UGC par Canal+ n'est donc pas une innovation, mais plut&ocirc;t le retour &agrave; un mod&egrave;le de pouvoir historique.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le groupe Canal+, d&eacute;j&agrave; propri&eacute;taire du producteur StudioCanal et d'une plateforme de streaming en France, met la main sur un r&eacute;seau de plus de 500 salles.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le risque serait d&rsquo;&eacute;touffer la diversit&eacute; cr&eacute;ative. Pour autant, avec une part de march&eacute; qui ne d&eacute;passe pas les 11% &agrave; l'&eacute;chelle nationale (certes bien plus sur Paris), la crainte d'un monopole est &agrave; relativiser. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a tranch&eacute; d&rsquo;ailleurs l&rsquo;autorit&eacute; de la concurrence. La chronologie des m&eacute;dias est egalement un &eacute;l&eacute;ment de r&eacute;assurance.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le cin&eacute;ma est un art, mais aussi un business. Comme Corleone, le Parrain du cin&eacute;ma veut garder la ma&icirc;trise de la grande famille du cin&eacute;ma, du plateau &agrave; l'&eacute;cran. Pour le plaisir de ses actionnaires et des cin&eacute;philes ?</span></font><br />&#8203;</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Babylon : l'histoire du cinéma dans tous ses états]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/babylon-lhistoire-du-cinema-dans-tous-ses-etats]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/babylon-lhistoire-du-cinema-dans-tous-ses-etats#comments]]></comments><pubDate>Sun, 20 Jul 2025 11:13:11 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/babylon-lhistoire-du-cinema-dans-tous-ses-etats</guid><description><![CDATA[ Souvent un r&eacute;alisateur raconte toujours le m&ecirc;me film. Pour Damien Chazelle, l'auteur de La la land et First man, il s'agit de savoir si on peut tout sacrifier pour ses ambitions. Ses quatre premiers films tournent tous autour de cette id&eacute;e. C'est aussi &agrave; &ccedil;a que l'on reconna&icirc;t un auteur, &agrave; travers la coh&eacute;rence de son &oelig;uvre. Mais Damien Chazelle est aussi un formaliste qui s'attache &agrave; la fa&ccedil;on de raconter son histoire pour  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/babylon.jpg?1753011899" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3">Souvent un r&eacute;alisateur raconte toujours le m&ecirc;me film. Pour Damien Chazelle, l'auteur de <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt3783958/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_7_nm_1_in_0_q_la%2520la%2520land" target="_blank">La la land</a> et <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt1213641/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_the%2520first%2520man" target="_blank">First man</a>, il s'agit de savoir si on peut tout sacrifier pour ses ambitions. Ses quatre premiers films tournent tous autour de cette id&eacute;e. C'est aussi &agrave; &ccedil;a que l'on reconna&icirc;t un auteur, &agrave; travers la coh&eacute;rence de son &oelig;uvre. Mais Damien Chazelle est aussi un formaliste qui s'attache &agrave; la fa&ccedil;on de raconter son histoire pour lier forme et fond. C'est bien le cas de <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt10640346/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_babylon" target="_blank">Babylon</a>.</font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3">Le titre est un indice : recourir &agrave; la ville biblique de M&eacute;sopotamie disparue il y a deux mill&eacute;naires pour &eacute;voquer une ville factice am&eacute;ricaine n&eacute;e &agrave; partir de rien il y a &agrave; peine plus d'un si&egrave;cle. On y parle de grandeur et de d&eacute;cadence, le grand Hollywood n'&eacute;tant d&eacute;j&agrave; plus que le succ&eacute;dan&eacute; d'une &eacute;poque mythique disparue mais dont l'h&eacute;ritage a subsist&eacute;.&nbsp;</font></div>  <div class="paragraph"><font size="3">Sur le fond, Babylon chronique la transition brutale du cin&eacute;ma muet au parlant &agrave; la fin des ann&eacute;es 20. les similitudes avec l'intrigue de <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0045152/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_singi" target="_blank">Chantons sous la pluie</a> sont &eacute;videntes et volontaires, Chazelle &eacute;tant un fan avou&eacute; du film de Stanley Donen. On trouve m&ecirc;me quasiment la m&ecirc;me sc&egrave;ne avec le tournage d'un premier film parlant o&ugrave; les probl&egrave;mes techniques se multiplient (51:00 pour <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0045152/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_singi" target="_blank">Chantons sous la pluie</a> et 1:07:00 pour <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt10640346/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_babylon" target="_blank">Babylon</a>).<br /><br />On suit le destin de trois personnages arch&eacute;typaux :</font><ul><li><font size="3">Jack Conrad (Brad Pitt) : la grande star du muet, charismatique et au sommet, que l'arriv&eacute;e du son rendra obsol&egrave;te.</font></li><li><font size="3">Nellie LaRoy (Margot Robbie) : la starlette filante, incarnation de l'&eacute;nergie brute et chaotique du muet, incapable de se plier &agrave; la discipline du parlant.</font></li><li><font size="3">Manny Torres (Diego Calva) : l'immigrant qui gravit les &eacute;chelons, l'homme de l'ombre qui s'adapte et deviendra le producteur de la nouvelle &egrave;re.</font></li></ul><br /><font size="3">&Agrave; travers eux, le r&eacute;alisateur ne raconte pas seulement une r&eacute;volution technologique, mais le passage d'un art artisanal, excessif et libre &agrave; une industrie hollywoodienne plus format&eacute;e et aseptis&eacute;e. C'est une histoire de cr&eacute;ation, d'ambition d&eacute;mesur&eacute;e et de destruction. il&nbsp;ne se contente pas de raconter une p&eacute;riode charni&egrave;re de l'histoire du cin&eacute;ma, il en adopte les codes et l'&eacute;nergie pour nous en faire ressentir la folie et la magie.<br /><br />Pour cela, sur plus de 3 heures, il va balayer toute l'histoire du cin&eacute;ma dans sa forme. Si on regarde chaque s&eacute;quence, on&nbsp;s'aper&ccedil;oit qu'elle renvoie &agrave; un genre ou une typologie diff&eacute;rente du cin&eacute;ma. Cela permet aussi de mieux comprendre le choix qui a fait pol&eacute;mique de la derni&egrave;re s&eacute;quence, v&eacute;ritable manifeste pro-cin&eacute;ma qui cl&ocirc;ture le film et semble - volontairement - s'en d&eacute;tacher.</font><br /><br /><br /><font size="3">Voici donc le s&eacute;quencement minut&eacute; que j'ai pu en faire :</font><ul><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">0 - 4 :&nbsp; d&eacute;cal&eacute; / absurde</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">4 - 7 : pornographie</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">7 - 9 : com&eacute;die romantique&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">9 - 16 : film noir</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">16 - 21 : musical</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">21 - 25 :&nbsp;&nbsp;film d&rsquo;arnaque&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><font size="3">25 : r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l'iconique film<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0049730/reference/?ref_=fn_all_ttl_1" target="_blank"> La prisonni&egrave;re du d&eacute;sert</a> de John Ford</font></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">25-26 : com&eacute;die romantique&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">26 - 30 : Biopic</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">30 : Titre &laquo;&nbsp;Babylon&nbsp;&raquo;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">30 - 32 :&nbsp;&nbsp;bas fonds</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">32 - 35 : Cin&eacute;ma muet</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">35 - 36 : burlesque&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">36 - 41 : film historique d'action</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">41 - 52 : western</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">52 - 55 : documentaire&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">55 - 58 : <em>grandeur &hellip;</em></font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">58 - 60 : drame de la jalousie&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">60 - 1:07 : film psychiatrie</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">1:07 - 1:20&nbsp;&nbsp;: 1er film parlant&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">1:20 - 1:24 : LGBT</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">1:24 : 1:33 : film d&rsquo;horreur&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><font size="3">1:33 - 1:36&nbsp;&nbsp;: com&eacute;die musicale (avec r&eacute;f&eacute;rence explicite &agrave; <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0045152/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_singi" target="_blank">Chantons sous la pluie</a>)</font></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">1:38 : le <em>midpoint </em>du film&nbsp;/ inversion des trajectoires des personnages</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">1:38 - 1:49 : "haute soci&eacute;t&eacute;"&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">1:49 - 1:54 : grand guignol&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">1:54 - 2:02 : Cotton club / Jazz</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:02 - 2:07 : conte philosophique&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">20:07 - 2:20 : film de gangster</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:20 - 2:25 : film post apocalypse</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:23 - 2: 27 : action&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:27 - 2:30 : <em>&hellip; et d&eacute;cadence&nbsp;</em></font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:30 - 2:35 : thriller</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:35 - 2:39 : romance</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:39 - 2:41 : policier</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:41 - 2-43 : film actualit&eacute;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:43 - 2:46&nbsp; &nbsp;&nbsp;: nostalgie / souvenirs&nbsp;</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:46 - 2:50: film m&eacute;ta</font></span></li><li style="color:rgb(34, 34, 34)"><span><font size="3">2:50 - 2:54 : Youtube&nbsp;</font></span></li></ul><br /><font size="3">Damien Chazelle ne se cache pas de cette volont&eacute;, mais cela n'a &eacute;trangement jamais &eacute;t&eacute; relev&eacute;. C'est ici r&eacute;par&eacute; !</font></div>  <blockquote><font size="3">J'ai proc&eacute;d&eacute; par empilement de s&eacute;quences, avec des contrastes tr&egrave;s marqu&eacute;s et alternant les genres - comme si Babylon &eacute;tait un film et plusieurs &agrave; la fois. (Damien Chazelle)</font></blockquote>  <div class="paragraph"><font size="3"><em>Babylon</em> devient ainsi un film "m&eacute;ta" par excellence. Il utilise tous les outils du cin&eacute;ma moderne (montage, son, cam&eacute;ra) pour raconter comment ces outils sont n&eacute;s dans la douleur et l'euphorie.&nbsp;C'est un hommage vibrant, non pas &agrave; un Hollywood fantasm&eacute;, mais au septi&egrave;me art comme force brute, capable du meilleur comme du pire, un art qui se r&eacute;invente sans cesse sur les ruines de ses propres r&eacute;volutions.</font></div>  <div><div class="wsite-multicol"><div class="wsite-multicol-table-wrap" style="margin:0 -15px;"> 	<table class="wsite-multicol-table"> 		<tbody class="wsite-multicol-tbody"> 			<tr class="wsite-multicol-tr"> 				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>   					 				</td>				<td class="wsite-multicol-col" style="width:50%; padding:0 15px;"> 					 						  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>   					 				</td>			</tr> 		</tbody> 	</table> </div></div></div>  <div class="wsite-spacer" style="height:50px;"></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Biopics scientifiques : la vraie science fiction]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/biopics-scientifiques-la-vraie-science-fiction]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/biopics-scientifiques-la-vraie-science-fiction#comments]]></comments><pubDate>Sat, 28 Jun 2025 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/biopics-scientifiques-la-vraie-science-fiction</guid><description><![CDATA[ Depuis M&eacute;li&egrave;s, la science-fiction au cin&eacute;ma d&eacute;peint souvent un univers scientifique irr&eacute;el et anxiog&egrave;ne. De Frankenstein (transhumanisme) &agrave; Jurassic Park (g&eacute;n&eacute;tique) en passant par La Machine &agrave; explorer le temps (relativit&eacute;), l'imagination prime sur la r&eacute;alit&eacute;.   Certains films futuristes s&rsquo;appuient n&eacute;anmoins sur des principes scientifiques : 2001, l&rsquo;Odyss&eacute;e de l&rsquo;Espace est [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/editor/biopics-scientifiques.jpg?1753029746" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; border-width:0; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3"><br /><strong>Depuis M&eacute;li&egrave;s, la science-fiction au cin&eacute;ma d&eacute;peint souvent un univers scientifique irr&eacute;el et anxiog&egrave;ne. De <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0021884/reference/?ref_=fn_all_ttl_2" target="_blank">Frankenstein </a>(transhumanisme) &agrave; <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0107290/reference/" target="_blank">Jurassic Park</a> (g&eacute;n&eacute;tique) en passant par La <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0054387/reference/" target="_blank">Machine &agrave; explorer le temps</a> (relativit&eacute;), l'imagination prime sur la r&eacute;alit&eacute;.</strong></font></span></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Certains films futuristes s&rsquo;appuient n&eacute;anmoins sur des principes scientifiques : <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0062622/reference/" target="_blank">2001, l&rsquo;Odyss&eacute;e de l&rsquo;Espace</a> est co-&eacute;crit avec le futurologue Arthur C. Clark tandis que le physicien Kip Thorne a &eacute;t&eacute; consultant pour l&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0816692/reference/" target="_blank">Interstellar</a>. Mais on reste l&agrave; encore bien au-del&agrave; du r&eacute;el.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le Biopic scientifique cherche au contraire &agrave; s&rsquo;ancrer dans l&rsquo;histoire, la vraie. Les premiers films du genre racontaient les inventeurs du 19&egrave;me si&egrave;cle comme La vie de Louis Pasteur en 1935. C&rsquo;est au tournant du mill&eacute;naire qu&rsquo;Hollywood a per&ccedil;u que la vie des scientifiques pouvait impacter les spectateurs : Darwin (dans <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0974014/reference/" target="_blank">Creation</a>), Charcot (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt2098628/reference/" target="_blank">Augustine</a>), Milgram (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt3726704/reference/" target="_blank">Experimenter</a>) ou encore Jung (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt1571222/reference/" target="_blank">A Dangerous Method</a>) ont ainsi eu droit &agrave; leur film au 21&egrave;me si&egrave;cle.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Il est vrai qu&rsquo;ils ont souvent eu une vie atypique. Certains ont ainsi lutt&eacute; contre de graves pathologies : le math&eacute;maticien John Nash (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0268978/reference/" target="_blank">Un homme d&rsquo;exception</a>) sujet &agrave; la schizophr&eacute;nie ou le physicien Stephen Hawking (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt2980516/reference/" target="_blank">Une merveilleuse histoire du temps</a>) atteint de la maladie de Charcot. Pour Srinivasa Ramanujan (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0787524/reference/" target="_blank">L'homme qui d&eacute;fiait l'infini</a>), &ecirc;tre un indien autoditacte et intuitif fut une difficult&eacute; pour s'imposer dans l'Angleterre conservatrice du d&eacute;but du 20e si&egrave;cle malgr&eacute; son g&eacute;nie d&eacute;sormais reconnu.</span></font><font size="3"><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le film <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0995036/" target="_blank">Einstein et Eddington</a> montre comment le jeune r&eacute;dacteur des quatre articles de 1905 qui r&eacute;volutionneront la physique moderne ne connut pas une reconnaissance imm&eacute;diate.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le cin&eacute;ma permis &eacute;galement de corriger l&rsquo;injustice de l&rsquo;histoire quant &agrave; la place des femmes. On doit &agrave; Alejandro Amen&aacute;bar d&rsquo;avoir r&eacute;habilit&eacute; Hypatia, la math&eacute;maticienne et philosophe du 4&egrave;me si&egrave;cle dans le beau Agora : elle s&rsquo;opposa &agrave; l&rsquo;obscurantisme et d&eacute;fend&icirc;t la fameuse biblioth&egrave;que d'Alexandrie.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Sorti r&eacute;cemment, Radioactive illustre la place de Marie Curie, n&eacute;e Sk&#322;odowska. C&rsquo;est le 5&egrave;me film sur elle en 30 ans. Il n&rsquo;y en avait eu aucun auparavant !</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La science appliqu&eacute;e offre un terrain de jeu plus cin&eacute;matographique. <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt2140507/reference/" target="_blank">The current war </a>raconte la guerre industrielle entre le promoteur du courant continu, T. Edison, et le d&eacute;fenseur du courant alternatif, G. Westinghouse. Lorsque Christopher Nolan filme <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt15398776/reference/" target="_blank">Oppenheimer</a>, c&rsquo;est pour interroger l&rsquo;histoire &agrave; travers le principe de r&eacute;action en cha&icirc;ne dans la course &agrave; l&rsquo;armement. Dans le cas d&rsquo;Alan Turing,<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt2084970/reference/" target="_blank"> Imitation Game</a> pose la question du h&eacute;ros qui sauve une nation qui le condamnera pour son homosexualit&eacute;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Et derri&egrave;re toutes ces figures iconiques, il y a de nombreux hommes et femmes m&eacute;connus qui permettent aussi &agrave; la science d&rsquo;avancer. C&rsquo;est &agrave; eux que rend hommage <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt4846340/reference/" target="_blank">Les figures de l&rsquo;ombre</a> &agrave; travers l&rsquo;histoire de scientifiques afro-am&eacute;ricaines (K. Johnson et D. Vaughan) qui ont d&eacute;pass&eacute; les pr&eacute;jug&eacute;s raciaux pour contribuer &agrave; la conqu&ecirc;te spatiale.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La science est une cha&icirc;ne de connaissance. Pas un film, mais une s&eacute;rie.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les évadés : Comment devient-on le « meilleur film de tous les temps » ?]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/les-evades-comment-devient-on-le-meilleur-film-de-tous-les-temps]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/les-evades-comment-devient-on-le-meilleur-film-de-tous-les-temps#comments]]></comments><pubDate>Sat, 07 Jun 2025 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/les-evades-comment-devient-on-le-meilleur-film-de-tous-les-temps</guid><description><![CDATA[ Les &eacute;vad&eacute;s tr&ocirc;ne tout en haut du palmar&egrave;s des films les mieux not&eacute;s par les cin&eacute;philes d&rsquo;IMDB.&nbsp;IMDB est le premier site consacr&eacute; au cin&eacute;ma avec ses 250 millions de visiteurs uniques par mois. Pour les &Eacute;vad&eacute;s, c&rsquo;est plus de 3 millions de votants qui se sont exprim&eacute;s, ce qui constitue un &eacute;chantillon robuste et sans &eacute;quivalent.   La particularit&eacute; de cette reconnaissance est qu&rsquo;el [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:190px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/shawshanks-original.jpg?1753029161" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Les &eacute;vad&eacute;s tr&ocirc;ne tout en haut du palmar&egrave;s des films les mieux not&eacute;s par les cin&eacute;philes d&rsquo;IMDB.&nbsp;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">IMDB est le premier site consacr&eacute; au cin&eacute;ma avec ses 250 millions de visiteurs uniques par mois. Pour <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0111161/reference/" target="_blank">les &Eacute;vad&eacute;s</a>, c&rsquo;est plus de 3 millions de votants qui se sont exprim&eacute;s, ce qui constitue un &eacute;chantillon robuste et sans &eacute;quivalent.</span></font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La particularit&eacute; de cette reconnaissance est qu&rsquo;elle s&rsquo;est faite loin des projecteurs :</span></font><ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le film fut un &eacute;chec &agrave; sa sortie en septembre 1994 avec 16 M$ aux USA et 220.000 spectateurs en France (hors du top 100), insuffisant m&ecirc;me pour couvrir son budget de production.</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Les critiques furent tout juste positives (pour le Monde, &laquo;&nbsp;le film n&rsquo;est qu&rsquo;une peu rago&ucirc;tante apologie de la soumission&nbsp;&raquo;)</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La c&eacute;r&eacute;monie des Oscars ignora totalement le film dans son palmar&egrave;s.</span></font></li></ul> <font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pour autant, dans la petite liste personnelle de chaque cin&eacute;phile, il &eacute;tait bien l&agrave; ce plaisir coupable pour un film pas aussi consensuel que Forrest Gump, ni aussi r&eacute;volutionnaire que Pulp fiction, sortis tous deux &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0111161/reference/" target="_blank">Les &Eacute;vad&eacute;s</a> &eacute;tait alors dans l&rsquo;ombre de ces deux classiques instantan&eacute;s, mais suivait son destin : port&eacute; par le bouche-&agrave;-oreille, il devint progressivement le film le plus lou&eacute; de l&rsquo;ann&eacute;e 1995, puis l&rsquo;un des plus diffus&eacute;s sur le cable. Cela augmenta progressivement sa notori&eacute;t&eacute;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">En avril 1996, alors qu&rsquo;IMDb s&rsquo;imposait parmi les sites r&eacute;f&eacute;rents du web naissant, un premier <a href="https://www.imdb.com/fr/chart/top/?ref_=ttrv_ov_awd" target="_blank">classement </a>sortait : le web &eacute;tant alors une affaire de geeks, sans surprise, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0076759/reference/?ref_=nv_sr_srsg_2_tt_6_nm_0_in_0_q_star%2520wars" target="_blank">Star wars</a> dominait, mais personne n&rsquo;attendait son dauphin, ce long film en milieu carceral sans star en t&ecirc;te d&rsquo;affiche.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Avec l&rsquo;essor d&rsquo;internet, les votants se sont diversifi&eacute;s et rapidement, c&rsquo;est avec <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0068646/reference/?ref_=chttp_t_2" target="_blank">le Parrain</a> que <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0111161/reference/" target="_blank">les &Eacute;vad&eacute;s</a> a rivalis&eacute; pour la pole position.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Depuis plus de 17 ans maintenant, le film est devenu le champion incontest&eacute;, &eacute;valu&eacute; &agrave; 9,3 sur 10. Une unanimit&eacute; qui se traduit par 93% de notes sup&eacute;rieures ou &eacute;gales &agrave; 8 avec une large majorit&eacute; de 10. Seul au sommet !</span><br /></font></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/shawshanks-notes.jpg?1753029308" alt="Image" style="width:540;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Et pourtant, il s&rsquo;agit du premier film de Franck Darabont, grand fan de Stephen King. Le romancier &agrave; succ&egrave;s fut s&eacute;duit par la vision de ce r&eacute;alisateur novice au cin&eacute;ma au point de lui c&eacute;der les droits de sa nouvelle de 80 pages &laquo;&nbsp;Rita Hayworth and Shawshank Redemption&nbsp;&raquo; pour 5.000$. Enchant&eacute; par le r&eacute;sultat, l&rsquo;&eacute;crivain ne tient pas rigueur au r&eacute;alisateur d&rsquo;avoir chang&eacute; le personnage de Red (&laquo;&nbsp;roux&nbsp;&raquo;) d&rsquo;irlandais en noir-am&eacute;ricain.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Plus tard, Darabout resta fid&egrave;le &agrave; King, puisqu&rsquo;il r&eacute;alisa encore deux autres adaptations, dont La ligne verte qui se passe &eacute;galement dans une prison.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pour ceux qui n&rsquo;ont pas vu le film, inutile de rappeler ici l&rsquo;intrigue, d&rsquo;insister sur son titre fran&ccedil;ais absurde ou de rappeler le dernier mot du film symbolisant son th&egrave;me. Courrez plut&ocirc;t d&eacute;couvrir par vous-m&ecirc;me &laquo;&nbsp;le meilleur film du monde&nbsp;&raquo;, du moins selon 250 millions de cin&eacute;philes.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Matrix : l’éveil du Dataïsme]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/matrix-leveil-du-dataisme]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/matrix-leveil-du-dataisme#comments]]></comments><pubDate>Sat, 17 May 2025 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Film]]></category><category><![CDATA[R&eacute;alit&eacute; virtuelle]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/matrix-leveil-du-dataisme</guid><description><![CDATA[ Lorsque l&rsquo;on repense &agrave; Matrix, l&rsquo;oeuvre dystopique cyberpunk des Wachowski, on constate qu&rsquo;il d&eacute;passe largement le cadre de la science-fiction pour se muer en une v&eacute;ritable r&eacute;flexion sur notre &eacute;poque. Certains y ont vu une allusion aux complotismes quand d&rsquo;autres font le rapprochement avec l&rsquo;All&eacute;gorie de la caverne de Platon.   Matrix nous plonge dans un univers o&ugrave; la r&eacute;alit&eacute; est construite par d&rsquo; [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/matrix.jpg?1748293176" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Lorsque l&rsquo;on repense &agrave; Matrix, l&rsquo;oeuvre dystopique cyberpunk des Wachowski, on constate qu&rsquo;il d&eacute;passe largement le cadre de la science-fiction pour se muer en une v&eacute;ritable r&eacute;flexion sur notre &eacute;poque. Certains y ont vu une allusion aux complotismes quand d&rsquo;autres font le rapprochement avec l&rsquo;All&eacute;gorie de la caverne de Platon.</span></font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0133093/reference/" target="_blank">Matrix </a>nous plonge dans un univers o&ugrave; la r&eacute;alit&eacute; est construite par d&rsquo;incroyables flux de donn&eacute;es. Il n&rsquo;est pas avare d&rsquo;effets cin&eacute;matographiques plus ou moins novateurs mais tr&egrave;s impactants (g&eacute;n&eacute;rique avec sa pluie de chiffres, d&eacute;doublement de l&rsquo;agent Smith, silver bullet&hellip;).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dans cet univers, la perspective data&iuml;ste &ndash; la croyance que les datas constituent d&eacute;sormais l&rsquo;essence m&ecirc;me de la r&eacute;alit&eacute; &ndash; se trouve incarn&eacute;e par des machines impitoyables. Ces derni&egrave;res repr&eacute;sentent la force invisible de la modernit&eacute;, rappelant que chaque interaction sur les r&eacute;seaux sociaux et recours &agrave; un objet connect&eacute; contribuent &agrave; alimenter un syst&egrave;me qui, tout en nous semblant nous offrir de la libert&eacute;, contr&ocirc;le en fait subtilement nos comportements. Ce paradoxe, o&ugrave; le digital appara&icirc;t &agrave; la fois comme outil d&rsquo;&eacute;mancipation et asservissement, trouve un &eacute;cho surprenant dans des d&eacute;bats actuels sur la manipulation de nos choix et la marchandisation de notre intimit&eacute;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le film date pourtant de plus d&rsquo;un quart de si&egrave;cle. L&rsquo;angoisse de perdre notre autonomie n&rsquo;a fait que s&rsquo;intensifier : nous sommes, aujourd&rsquo;hui, confront&eacute;s &agrave; l&rsquo;omnipr&eacute;sence des algorithmes qui orientent nos vies et alt&egrave;rent notre libre-arbitre.. &Agrave; l'image du choix symbolis&eacute; par la pilule rouge ou bleue, il nous appartient de nous d&eacute;connecter mais le faire est &laquo;&nbsp;douloureux&nbsp;&raquo; tant le virtuel nous rassure.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le smartphone, prolongement de nous-m&ecirc;mes, mat&eacute;rialise ce nouvel attachement aux algorithmes et notre addiction au virtuel. Dans ce contexte, nous oscillons constamment entre la promesse d&rsquo;une connexion universelle et la menace d&rsquo;une ali&eacute;nation continue, perdant peu &agrave; peu le contr&ocirc;le sur la narration de notre propre existence.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Matrix raconte avant tout cette prise de conscience de soi-m&ecirc;me (m&ecirc;me si les Wachowski admettent d&eacute;sormais avoir coupl&eacute; ce sous-texte &agrave; une perspective personnelle li&eacute;e &agrave; leur coming-out, sujet connect&eacute; directement &agrave; cette id&eacute;e de r&eacute;v&eacute;lation de soi dans un monde factice).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au-del&agrave; de son impact visuel, le film reste une v&eacute;ritable invitation &agrave; questionner notre &eacute;poque et le concept de v&eacute;rit&eacute;.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Une r&eacute;flexion que je vous invite &agrave; poursuivre avec mon nouveau livre &laquo;&nbsp;<a href="https://www.bienvenuedansledataisme.com/preacutesentation.html" target="_blank">Bienvenue dans le data&iuml;sme</a>&nbsp;&raquo; (Editions R&eacute;manence), disponible sur les librairies en ligne.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Astérix & Obélix mission Cléopâtre : l’innovation Chabat]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/asterix-obelix-mission-cleopatre-linnovation-chabat]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/asterix-obelix-mission-cleopatre-linnovation-chabat#comments]]></comments><pubDate>Sat, 26 Apr 2025 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Film]]></category><category><![CDATA[Il &eacute;tait une fois]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/asterix-obelix-mission-cleopatre-linnovation-chabat</guid><description><![CDATA[ &#8203;Alain Chabat revient &agrave; Ast&eacute;rix avec la sortie le 30 avril d&rsquo;une s&eacute;rie de cinq &eacute;pisodes tir&eacute;e du Combat des chefs. Il revient donc &agrave; un personnage qu'il avait fr&eacute;quent&eacute; pr&egrave;s d'un quart de si&egrave;cle plus t&ocirc;t.   Quand il s&rsquo;est lanc&eacute; dans sa premi&egrave;re adaptation du h&eacute;ros gaulois, il n&rsquo;a qu&rsquo;un film &agrave; son actif. Avec Didier, il a su transformer une id&eacute;e improbable  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:136px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/asterix.jpg?1746082881" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><br /><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">&#8203;Alain Chabat revient &agrave; Ast&eacute;rix avec la sortie le 30 avril d&rsquo;une <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt14164922/reference/?ref_=nm_flmg_job_1_cdt_t_1" target="_blank">s&eacute;rie </a>de cinq &eacute;pisodes tir&eacute;e du Combat des chefs. Il revient donc &agrave; un personnage qu'il avait fr&eacute;quent&eacute; pr&egrave;s d'un quart de si&egrave;cle plus t&ocirc;t.</font></span></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Quand il s&rsquo;est lanc&eacute; dans sa premi&egrave;re adaptation du h&eacute;ros gaulois, il n&rsquo;a qu&rsquo;un film &agrave; son actif. Avec <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0118976/reference/?ref_=nm_flmg_job_1_cdt_t_15" target="_blank">Didier</a>, il a su transformer une id&eacute;e improbable &ndash; un chien se m&eacute;tamorphosant en homme &ndash; en un succ&egrave;s de 3 millions de spectateurs.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Ce coup de ma&icirc;tre a convaincu Claude Berri, alors parrain du cin&eacute;ma fran&ccedil;ais, de lui confier les r&ecirc;nes de la franchise culte. En 2001, Chabat h&eacute;rite donc de la lourde charge de succ&eacute;der &agrave; Claude Zidi, dont <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0133385/reference/?ref_=nv_sr_srsg_5_tt_7_nm_0_in_0_q_asterix" target="_blank">Ast&eacute;rix et Ob&eacute;lix contre C&eacute;sar</a> avait attir&eacute; 9 millions de spectateurs, devenant l&rsquo;un des plus grands succ&egrave;s des ann&eacute;es 90.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pour <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0250223/reference/?ref_=nv_sr_srsg_1_tt_7_nm_0_in_0_q_asterix" target="_blank">Mission Cl&eacute;op&acirc;tre</a>, Alain Chabat innove en cr&eacute;ant une &oelig;uvre hybride, un juste &eacute;quilibre entre hommage fid&egrave;le &agrave; l&rsquo;univers d&rsquo;Uderzo / Goscinny et explosion de son humour absurde h&eacute;rit&eacute; de ses ann&eacute;es sur Canal+. Pour autant, ce m&eacute;lange entre BD et t&eacute;l&eacute;vision aboutit &agrave; un v&eacute;ritable film de cin&eacute;ma. Mais la rupture avec la com&eacute;die fran&ccedil;aise traditionnelle - symbolis&eacute;e justement par son pr&eacute;d&eacute;cesseur Claude Zidi- est r&eacute;elle.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La touche du co-fondateur des Nuls est identifiable : r&eacute;pliques percutantes, anachronismes assum&eacute;s et clins d&rsquo;&oelig;il audacieux.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Chabat puise &eacute;galement dans son exp&eacute;rience personnelle avec la bande dessin&eacute;e : avant ses d&eacute;buts &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, il s&rsquo;&eacute;tait essay&eacute; &agrave; la BD (dans l&rsquo;Antirouille). Cette sensibilit&eacute; se refl&egrave;te dans la mani&egrave;re dont il adapte les cases d&rsquo;Uderzo &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, respectant les compositions visuelles tout en leur insufflant une &eacute;nergie nouvelle.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Mais l&rsquo;innovation va bien au-del&agrave; de la fid&eacute;lit&eacute; graphique. Chabat r&eacute;invente les codes de la com&eacute;die cin&eacute;matographique fran&ccedil;aise en s&rsquo;entourant d&rsquo;un casting &eacute;clectique, m&ecirc;lant talents confirm&eacute;s (G&eacute;rard Depardieu, Christian Clavier) et seconds r&ocirc;les inoubliables (Jamel Debbouze, Edouard Baer). Chaque acteur devient une pi&egrave;ce d&rsquo;un puzzle humoristique o&ugrave; le burlesque cohabite avec des touches inattendues (le dessin anim&eacute; dans la pyramide, l&rsquo;Improvisation d&rsquo;Otis, les publicit&eacute;s cach&eacute;es, des chor&eacute;graphies d&eacute;cal&eacute;es).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Enfin, la production se veut audacieuse, adoptant des standards hollywoodiens. Les d&eacute;cors somptueux, les effets sp&eacute;ciaux de qualit&eacute; et la bande-son entra&icirc;nante apportent une envergure rarement vue dans le cin&eacute;ma fran&ccedil;ais populaire.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le succ&egrave;s est imm&eacute;diat : Avec plus de 14 millions de spectateurs, le film devient le plus grands succ&egrave;s du box-office fran&ccedil;ais depuis la Grande Vadrouille 36 ans plus t&ocirc;t. Claude Zidi est battu.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">En m&eacute;langeant tradition et modernit&eacute;, Chabat offre une &oelig;uvre intemporelle dont les r&eacute;pliques continuent de r&eacute;sonner des d&eacute;cennies plus tard (le film eut droit &agrave; une ressortie cin&eacute;ma en version restaur&eacute;e &laquo;&nbsp;pour ses 21,5 ans&nbsp;&raquo;). Une le&ccedil;on d&rsquo;audace qui inspire encore aujourd&rsquo;hui.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">A-t-il gard&eacute; la potion magique en 2025 ? Direction Netflix pour le savoir.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Il était une fois dans l’Ouest : l’Amérique malgré elle]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/il-etait-une-fois-dans-louest-lamerique-malgre-elle]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/il-etait-une-fois-dans-louest-lamerique-malgre-elle#comments]]></comments><pubDate>Sat, 12 Apr 2025 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Film]]></category><category><![CDATA[Musique]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/il-etait-une-fois-dans-louest-lamerique-malgre-elle</guid><description><![CDATA[ Pour son 4&egrave;me western, Sergio Leone voulait les trois vedettes du Bon, la brute et le truand dans la s&eacute;quence d&rsquo;ouverture (11 minutes sans dialogue, ni musique). Les trois personnages sont destin&eacute;s &agrave; mourir rapidement, ce qui d&eacute;plut &agrave; Clint Eastwood qui d&eacute;clina cette sc&egrave;ne qui devait marquer pour Leone la fin de sa trilogie des dollars et l&rsquo;ouverture de sa trilogie des &laquo;&nbsp;Il &eacute;tait une fois&nbsp;&raquo; l&rsquo; [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:124px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/il-tait-une-fois-dans-l-ouest.jpg?1746081910" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">Pour son 4&egrave;me western, Sergio Leone voulait les trois vedettes du Bon, la brute et le truand dans la s&eacute;quence d&rsquo;ouverture (11 minutes sans dialogue, ni musique). Les trois personnages sont destin&eacute;s &agrave; mourir rapidement, ce qui d&eacute;plut &agrave; Clint Eastwood qui d&eacute;clina cette sc&egrave;ne qui devait marquer pour Leone la fin de sa trilogie des dollars et l&rsquo;ouverture de sa trilogie des &laquo;&nbsp;Il &eacute;tait une fois&nbsp;&raquo; l&rsquo;histoire am&eacute;ricaine.</font></span></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dans les trois "il &eacute;tait une fois" du r&eacute;alisateur italien, Il s&rsquo;agit de parler du changement d&rsquo;&eacute;poque et du d&eacute;senchantement qui l&rsquo;accompagne. Avec <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0064116/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_il%2520%25c3%25a9tait%2520une%2520fois%2520dans%2520l%27ouest" target="_blank">il &eacute;tait une fois dans l'ouest</a>, le chemin de fer am&egrave;ne la civilisation am&eacute;ricaine dans l&rsquo;Ouest sauvage qui va dispara&icirc;tre. Et avec lui, une certaine Am&eacute;rique.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au d&eacute;but du film, un tr&egrave;s beau plan-s&eacute;quence illustre cette transformation : l&rsquo;arriv&eacute;e de Jill sortant du train pour d&eacute;couvrir, avec le spectateur, la ville en construction au milieu d&rsquo;un grand espace d&eacute;sertique. Impressionnant !</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Et dans la s&eacute;quence finale, le cow-boy s&rsquo;efface au profit de l&rsquo;ouvrier. Seule Jill, la prostitu&eacute;e en redemption (unique protagoniste f&eacute;minine), choisit de s&rsquo;adapter au &laquo;&nbsp;nouveau monde&nbsp;&raquo; en s&rsquo;occupant des travailleurs qui construisent l&rsquo;avenir.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">En face, trois figures mythiques disparaissent :</span></font><ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le justicier solitaire (Harmonica), anachronique dans la soci&eacute;t&eacute; industrielle &eacute;mergente,</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le bandit au grand c&oelig;ur (Cheyenne) au romantisme d&eacute;suet,</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le hors-la-loi brutal (Franck) face &agrave; l&rsquo;ordre qui se g&eacute;n&eacute;ralise.</span></font></li></ul><br /><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">L&rsquo;italien Leone raconte le Far West cette fois dans un film produit &agrave; Hollywood (Paramount) et tourn&eacute; dans les d&eacute;cors embl&eacute;matiques de John Ford (Monument Valley).</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Mais le r&eacute;alisateur italien met l&rsquo;Am&eacute;rique face &agrave; son histoire : la conqu&ecirc;te de l&rsquo;Ouest a &eacute;t&eacute; meurtri&egrave;re. Et pour mettre en image ce retournement des valeurs, il transforme l&rsquo;acteur h&eacute;ro&iuml;que du western am&eacute;ricain (Henry Fonda) en un tueur abject, dans un parfait contre-emploi.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Mi, Do, R&eacute;# : le puissant leitmotiv sonore est jou&eacute; &agrave; la guitare &eacute;lectrique, puis est repris par les ch&oelig;urs et enfin les cuivres de l&rsquo;orchestre. Sur la partition lyrique d&rsquo;Ennio Morricone qu&rsquo;il qualifiait de &laquo;&nbsp;l&rsquo;un de ses meilleurs sc&eacute;naristes&nbsp;&raquo;, Leone filme de fa&ccedil;on th&eacute;&acirc;trale l&rsquo;Am&eacute;rique rugueuse des derniers pionniers comme un grand spectacle baroque, &laquo;&nbsp;un ballet de mort&nbsp;&raquo; disait-il lui-m&ecirc;me.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Les am&eacute;ricains lui en voudront d&rsquo;avoir fait le western ultime en d&eacute;tournant l&rsquo;arch&eacute;type d&rsquo;un genre qui rel&egrave;ve de la matrice am&eacute;ricaine (la nouvelle fronti&egrave;re).</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Si le film est un triomphe en Europe, et particuli&egrave;rement en France (toujours dans les 10 films les plus vus de tous les temps), il sera boud&eacute; par les am&eacute;ricains &agrave; sa sortie.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Depuis, les &Eacute;tats-Unis font face &agrave; leur "histoire (g&eacute;nocide indien, esclavage, Maccarthysme, lois s&eacute;gr&eacute;gationnistes). C&rsquo;est en 2009 qu&rsquo;Il &eacute;tait une fois dans l&rsquo;Ouest est entr&eacute; dans les archives nationales de la Biblioth&egrave;que du Congr&egrave;s devenant officiellement un symbole culturel am&eacute;ricain.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Marché chinois : record en salles]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/marche-chinois-record-en-salles]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/marche-chinois-record-en-salles#comments]]></comments><pubDate>Sat, 22 Mar 2025 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Box office]]></category><category><![CDATA[Succ&egrave;s]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/marche-chinois-record-en-salles</guid><description><![CDATA[Avec l'analyse des chiffres du film Ne Zha 2, retour sur un ph&eacute;nom&egrave;ne cin&eacute;matographique chinois qui traduit une &eacute;volution majeure du pays mais aussi du monde &eacute;conomique culturelle         La Chine s&rsquo;affirme comme une puissance majeure dans un nombre croissant de domaines. Il est loin le temps o&ugrave; l&rsquo;on pensait que l&rsquo;Empire du Milieu se cantonnerait aux produits &agrave; faible valeur ajout&eacute;e. La Chine s&rsquo;impose d&eacute;sormai [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><strong><font size="3">Avec l'analyse des chiffres du film Ne Zha 2, r</font></strong><strong><font size="3">etour sur un ph&eacute;nom&egrave;ne cin&eacute;matographique chinois qui traduit une &eacute;volution majeure du pays mais aussi du monde &eacute;conomique culturelle</font></strong></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-medium " style="padding-top:5px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:10px;text-align:center"> <a> <img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/ne-zha-2.jpg?1746082266" alt="Image" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La Chine s&rsquo;affirme comme une puissance majeure dans un nombre croissant de domaines. Il est loin le temps o&ugrave; l&rsquo;on pensait que l&rsquo;Empire du Milieu se cantonnerait aux produits &agrave; faible valeur ajout&eacute;e. La Chine s&rsquo;impose d&eacute;sormais dans les technologies d&rsquo;avenir, gr&acirc;ce &agrave; un volontarisme politique et un investissement fort dans l&rsquo;&eacute;ducation. Cela se traduit par une place pr&eacute;pond&eacute;rante sur le march&eacute; croissant des voitures &eacute;lectriques mais aussi plus r&eacute;cemment dans l&rsquo;intelligence artificielle g&eacute;n&eacute;rative. Au-del&agrave; de DeepSeek et de Qwen (Alibaba), la Chine occupe la premi&egrave;re place du classement mondial en termes d&rsquo;impact des publications scientifiques concernant les algorithmes d&rsquo;IA. Et face &agrave; l&rsquo;embargo am&eacute;ricain, le pays a annonc&eacute; r&eacute;cemment une avanc&eacute;e majeure dans le d&eacute;veloppement des puces de haute technologie avec une innovation prometteuse : le plasma de d&eacute;charge par arc.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La Chine devient une puissance technologique majeure.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Parall&egrave;lement, elle se dote d&rsquo;un march&eacute; int&eacute;rieur qui compte de plus en plus dans l&rsquo;essor de son &eacute;conomie. Dernier symbole de cette &eacute;volution : le succ&egrave;s de <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt34956443/reference/?ref_=fn_all_ttl_1" target="_blank">Ne Zha 2</a>. Qu&rsquo;est ce que Ne Zha 2 ? C&rsquo;est tout simplement la suite de <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt10627720/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_ne%2520zha" target="_blank">NeZha</a>, un film d&rsquo;animation sorti dans les salles en 2019, adaptation d&rsquo;un conte historique et fantastique du 16&egrave;me si&egrave;cle (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Investiture_des_dieux" target="_blank">L'Investiture des dieux</a>).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Record. C&rsquo;est le premier film qui d&eacute;passe le seuil du milliard de dollars de recettes en Chine. Plus fort, c&rsquo;est la premi&egrave;re fois qu&rsquo;un film non hollywoodien d&eacute;passe ce seuil dans un seul pays, &Eacute;tats-Unis compris (le record appartenait &agrave; <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt2488496/reference/?ref_=fn_all_ttl_1" target="_blank">Star Wars VII : le R&eacute;veil de la Force</a> avec 936 M$). Plus fort encore, le film est en fait largement au-dessus du milliard, puisqu&rsquo;il a d&eacute;pass&eacute; les 2 Md$ de recettes, ce qui en fait le plus grand succ&egrave;s d&rsquo;un dessin-anim&eacute;, loin devant tous les Pixar, et le place d&eacute;j&agrave; au 5&egrave;me rang de tous les temps. Seuls <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0120338/reference/?ref_=nv_sr_srsg_1_tt_7_nm_0_in_0_q_titanic" target="_blank">Titanic</a>, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt4154796/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_avengers%2520end" target="_blank">Avengers Endgame&nbsp;</a>et <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0499549/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_avatar" target="_blank">Avatar </a>(1 et 2) r&eacute;sistent pour le moment.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le score au box-office va continuer de progresser, d&rsquo;autant qu&rsquo;en Chine, Ne Zha 2 rapportait encore plus de 50 M$ (8 M de spectateurs chinois) cette semaine, un mois et demi apr&egrave;s sa sortie.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Cette performance illustre une r&eacute;alit&eacute; structurante : depuis 2020, le march&eacute; chinois du cin&eacute;ma d&eacute;passe celui des Etats-Unis, devenant le plus grand march&eacute; au monde. Et ses films (<a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt7605074/reference/?ref_=nm_knf_t_1" target="_blank">The wandering earth</a>, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt7131870/reference/?ref_=fn_all_ttl_1" target="_blank">Wolf warrior</a>) n&rsquo;ont rien &agrave; envier &agrave; ceux d&rsquo;Hollywood en mati&egrave;re de grand spectacle, avec une vision politique nationaliste qui freine encore leur succ&egrave;s &agrave; l&rsquo;export.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pour autant, Ne Zha 2, sorti dans moins de 1000 cin&eacute;mas aux &Eacute;tats-Unis, est dans le top 20 am&eacute;ricain de 2025, face &agrave; des blockbusters hollywoodiens qui ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de trois fois plus de salles &agrave; leur sortie.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">L&rsquo;exportation culturelle chinoise pourrait bien &ecirc;tre le prochain challenge.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[David Lynch : singularité américaine]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/david-lynch-singularite-americaine]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/david-lynch-singularite-americaine#comments]]></comments><pubDate>Sat, 01 Mar 2025 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Art]]></category><category><![CDATA[Il &eacute;tait une fois]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/david-lynch-singularite-americaine</guid><description><![CDATA[Le r&eacute;alisateur nous a r&eacute;cemment quitt&eacute;s. Il occupait une place quasi-unique dans le cin&eacute;ma. Mais il y avait deux David Lynch.         D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le cin&eacute;aste international au service d&rsquo;un producteur. Pour le meilleur : il fit son premier film traditionnel en tournant Elephant man, drame victorien sur un sc&eacute;nario que lui proposa Mel Brooks. Pour le pire : il essaya de tirer de l&rsquo;&oelig;uvre monumentale de Frank Herbert, Dune, [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">Le r&eacute;alisateur nous a r&eacute;cemment quitt&eacute;s. Il occupait une place quasi-unique dans le cin&eacute;ma. Mais il y avait deux David Lynch.</font></span></strong></div>  <div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/lynch-heic_orig.jpg" alt="Image" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le cin&eacute;aste international au service d&rsquo;un producteur. Pour le meilleur : il fit son premier film traditionnel en tournant Elephant man, drame victorien sur un sc&eacute;nario que lui proposa Mel Brooks. Pour le pire : il essaya de tirer de l&rsquo;&oelig;uvre monumentale de Frank Herbert, Dune, un film SciFi de 2h qui contient des trous narratifs &eacute;vidents. Au fil des ans, il mit r&eacute;guli&egrave;rement son talent au service de vid&eacute;oclips (Moby, Nine Inch Nails) et de publicit&eacute;s (PS2, Barilla).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">De l&rsquo;autre, l&rsquo;artiste formaliste am&eacute;ricain. Avec un univers si particulier pour d&eacute;crire un pays qu&rsquo;il connaissait bien, l&rsquo;ayant sillon&eacute; pendant sa jeunesse au rythme des mobilit&eacute;s de son p&egrave;re (Idaho, Washington, Caroline du Nord, Virginie). Il a &eacute;t&eacute; l&rsquo;un des grands t&eacute;moins d&rsquo;une certaine Am&eacute;rique. Celle cach&eacute;e dans la petite ville de Blue Velvet ou les grands espaces d&rsquo;Une histoire vraie. Son premier (Eraserhead) et son dernier film (Inland Empire) illustrent l&rsquo;inaccessibilit&eacute; de son cin&eacute;ma exp&eacute;rimental lorsqu&rsquo;il &eacute;tait en roue libre. Lost Highway est au contraire un bel exemple de sa capacit&eacute; &agrave; faire voyager mentalement le spectateur dans un puzzle surr&eacute;aliste et construire un film comme un ruban de M&ouml;bius.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au milieu, il y eu Twin Peaks, o&ugrave; il s&rsquo;essaya &agrave; respecter le cahier des charges de la t&eacute;l&eacute;vision gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;appui de son co-cr&eacute;ateur, Mark Frost, qui sut canaliser sa cr&eacute;ativit&eacute; autour d&rsquo;un soap opera aux intrigues tentaculaires et int&eacute;grant ses obsessions oniriques. Sa trentaine de personnages truculents, sa belle musique lancinante et ses cliffhangers stimulants cr&eacute;ent une mythologie o&ugrave; Lynch semble respecter les codes t&eacute;l&eacute;visuels pour mieux les d&eacute;tourner (&laquo;&nbsp;les hiboux ne sont pas ce qu'ils semblent &ecirc;tre&nbsp;&raquo;). Il r&eacute;inventa la s&eacute;rie TV moderne avec 20 ans d&rsquo;avance. Et le dernier &eacute;pisode annon&ccedil;a l&rsquo;&eacute;volution de sa filmographie vers plus de radicalit&eacute;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dans tous les cas, Il savait regarder au-del&agrave; des apparences, tant pour d&eacute;crire la fuite des amants criminels de Sailor &amp; Lula (Palme d&rsquo;Or) que pour sonder les n&eacute;vroses d&rsquo;Hollywood dans Mullholland Drive (meilleur film de la d&eacute;cennie par les Cahiers du cin&eacute;ma). Pour Lynch, influenc&eacute; par le voyage de Dorothy dans le Magicien d&rsquo;Oz (1939), il y a plusieurs niveaux de r&eacute;alit&eacute; parall&egrave;le et il permet au spectateur de naviguer entre eux. Il &eacute;tait dans une logique de sensation.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Avant-gardiste, le cin&eacute;ma de Lynch anticipait une &eacute;poque o&ugrave;, avec les r&eacute;seaux sociaux, l&rsquo;art du spectacle est d&eacute;sormais permanent.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Il devient urgent de revoir Elephant man qui r&eacute;interrogeait &agrave; sa fa&ccedil;on cet &eacute;cart entre ce que l&rsquo;on voit et ce qui est. &laquo;&nbsp;et plus globalement ce qui fonde notre humanit&eacute;. &laquo;&nbsp;I am not an elephant! I am not an animal! I am a human being! I&hellip; am&hellip; a &hellip; man&nbsp;&raquo; y disait John Merrick.</span><br /></font><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Respect M. Lynch.</span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Brazil : débat rétro-futuriste]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/brazil-debat-retro-futuriste]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/brazil-debat-retro-futuriste#comments]]></comments><pubDate>Sat, 15 Feb 2025 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/brazil-debat-retro-futuriste</guid><description><![CDATA[ &#8203;Est-ce que le monde num&eacute;rique d&eacute;responsabilise en l&rsquo;absence de l&rsquo;humain ou permet-il d&rsquo;&ecirc;tre plus autonome en n&rsquo;&eacute;tant plus d&eacute;pendant d&rsquo;une bureaucratie imp&eacute;n&eacute;trable ?&#8203;C&rsquo;est la lecture r&eacute;trospective qu&rsquo;on peut avoir de Brazil.&nbsp;   Le film de Terry Gilliam est construit sur une uchronie, un pr&eacute;sent alternatif s&rsquo;appuyant sur la soci&eacute;t&eacute; de consommation des ann& [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:123px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/brazil-2.jpg?1746081458" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><br />&#8203;Est-ce que le monde num&eacute;rique d&eacute;responsabilise en l&rsquo;absence de l&rsquo;humain ou permet-il d&rsquo;&ecirc;tre plus autonome en n&rsquo;&eacute;tant plus d&eacute;pendant d&rsquo;une bureaucratie imp&eacute;n&eacute;trable ?<br />&#8203;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">C&rsquo;est la lecture r&eacute;trospective qu&rsquo;on peut avoir de Brazil.&nbsp;</span></font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le film de Terry Gilliam est construit sur une uchronie, un pr&eacute;sent alternatif s&rsquo;appuyant sur la soci&eacute;t&eacute; de consommation des ann&eacute;es 50 qui aurait refus&eacute; une certaine modernit&eacute;.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0088846/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_brazil" target="_blank">Brazil </a>est un film-somme o&ugrave; l&rsquo;on sent l&rsquo;influence du pass&eacute; et de visions d&rsquo;anticipation (Metropolis, 1984, le meilleur des mondes).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dans ce monde d&eacute;shumanis&eacute;, l&rsquo;humain est au contraire omnipr&eacute;sent, mais cela ne donne pas plus de sens :</span></font><ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le consommateur refuse de vieillir,</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">L&rsquo;employ&eacute; perd le sens des finalit&eacute;s,</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le management applique pleinement le principe de Peter,</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">L&rsquo;amiti&eacute; s&rsquo;effondre face aux normes sociales,</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le d&eacute;bat id&eacute;ologique se dilue dans le terrorisme,</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La v&eacute;rit&eacute; est balay&eacute;e par les th&eacute;ories du complot.</span></font></li></ul> <font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&laquo;&nbsp;Toute ressemblance avec des faits et personnages existants &hellip;&nbsp;&raquo;.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au sein de cet univers d&eacute;responsabilisant, Sam Lowry, un bureaucrate r&ecirc;ve encore, sur un air de samba br&eacute;silienne.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La vision de Terry Gilliam est ancr&eacute;e dans un nihilisme &agrave; faire fuir le grand public. C&rsquo;&eacute;tait en tout cas la vision du producteur am&eacute;ricain (Universal) qui refuse de sortir le film en l&rsquo;&eacute;tat. Consid&eacute;rant avoir le droit de revoir l&rsquo;&oelig;uvre, le producteur n&rsquo;h&eacute;site pas &agrave; en modifier la musique, couper des plans violents, enlever des p&eacute;rip&eacute;ties qui donnaient de la profondeur. Surtout ce nouveau montage change profond&eacute;ment le sens de l&rsquo;&oelig;uvre en enlevant une fin jug&eacute;e trop pessimiste. Au global, ce montage d&rsquo;Universal ne fait plus que 94 minutes contre 142 minutes pour la version sortie en Europe.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Terry Gilliam a le sentiment d&rsquo;affronter la bureaucratie qu&rsquo;il d&eacute;nonce et veut conserver l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; de son film. Le d&eacute;bat est public : le r&eacute;alisateur ach&egrave;te une pleine page dans la presse tandis qu&rsquo;Universal interdit de montrer le montage europ&eacute;en aux journalistes. Cela ressemble &agrave; une transposition de la bataille d&rsquo;Hernani au cin&eacute;ma : deux visions du droit d&rsquo;auteur s&rsquo;affrontent, l&rsquo;une europ&eacute;enne (l&rsquo;oeuvre appartient &agrave; son auteur qui d&eacute;fend sa vision), l&rsquo;autre am&eacute;ricaine (le film appartient &agrave; celui qui l&rsquo;a produit pour le proposer commercialement au public).</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le combat autour de la notion de droit d&rsquo;auteur est redevenu d&rsquo;actualit&eacute; avec l&rsquo;application de droits voisins aux cr&eacute;ations des intelligences artificielles g&eacute;n&eacute;ratives s&rsquo;appuyant sans consentement sur des &oelig;uvres d&eacute;j&agrave; existantes.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au final, face &agrave; son &eacute;lection par les critiques de Los Angeles comme meilleur film de 1985, Universal c&egrave;de et sort le film aux USA dans une version de 132 minutes. Le film y est un semi-&eacute;chec et est boud&eacute; par les Oscars au profit de <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0089755/reference/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_outof%2520a" target="_blank">Out of Africa</a> (produit par Universal et plus long que Brazil !). Depuis le film est devenu culte et a trouv&eacute; sa place dans la cin&eacute;philie de beaucoup de spectateurs.<br />&#8203;</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Qui a gagn&eacute; ?</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Nous nous sommes tant aimés : film nostalgique]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/nous-nous-sommes-tant-aimes-film-nostalgique]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/nous-nous-sommes-tant-aimes-film-nostalgique#comments]]></comments><pubDate>Wed, 29 Jan 2025 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/nous-nous-sommes-tant-aimes-film-nostalgique</guid><description><![CDATA[Le classique d&rsquo;Ettore Scola a d&eacute;sormais plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle, un jalon important pour un film traitant de la r&eacute;trospection.&nbsp;&Agrave; travers le destin de trois amis qui ont combattu ensemble contre les nazis, se fracassent les id&eacute;aux d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration sur le mur de la r&eacute;alit&eacute;. Le film parle tout &agrave; la fois de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Italie apr&egrave;s le remplacement de la Monarchie par la R&eacute;publique [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le classique d&rsquo;Ettore Scola a d&eacute;sormais plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle, un jalon important pour un film traitant de la r&eacute;trospection.&nbsp;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&Agrave; travers le destin de trois amis qui ont combattu ensemble contre les nazis, se fracassent les id&eacute;aux d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration sur le mur de la r&eacute;alit&eacute;. Le film parle tout &agrave; la fois de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Italie apr&egrave;s le remplacement de la Monarchie par la R&eacute;publique que de l&rsquo;apprentissage des r&eacute;alit&eacute;s de la vie, plus intemporel.</span></font></strong></div>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Trois amis donc et trois parcours singuliers retrac&eacute;s sur trois d&eacute;cennies. Ettore Scola filme ses personnages avec une tendresse infinie. Chacun repr&eacute;sente un st&eacute;r&eacute;otype, un persona dirait-on en marketing : l&rsquo;un le pragmatique ambitieux (Vittorio Gassman), l&rsquo;autre le prol&eacute;taire authentique (Nino Manfredi) et le troisi&egrave;me l&rsquo;intellectuel tourment&eacute; (Stefano Satta Flor&egrave;s). Ils vont se perdre de vue, se retrouver pour mieux constater le foss&eacute; qui s&rsquo;est creus&eacute; entre eux et ce qui les rapproche encore. Il y a aussi - bien s&ucirc;r - une femme (Stefania Sandrelli), aspirante actrice, qui incarne pour tous les trois le mythe d&rsquo;une autre vie possible, une sorte d&rsquo;all&eacute;gorie du d&eacute;sir. Le choix qu&rsquo;elle fera entre les trois h&eacute;ros illustre la morale r&eacute;aliste du film, et de la vie.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Comme un aveu d&rsquo;&eacute;chec, un personnage confie : &laquo;&nbsp;Nous voulions changer le monde, et c&rsquo;est le monde qui nous a&nbsp;chang&eacute;s&nbsp;&raquo;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pr&eacute;sentant une critique sociale et politique de l&rsquo;Italie, <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0075793/" target="_blank">Nous nous sommes tant aim&eacute;s</a> parle de communisme et de lib&eacute;ralisme, de corruption et de consum&eacute;risme, des fractures de la gauche, de l&rsquo;&eacute;glise conservatrice mais aussi du cin&eacute;ma de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre qui a su capter l&rsquo;&eacute;volution de la soci&eacute;t&eacute; italienne.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">En arri&egrave;re-plan, c&rsquo;est m&ecirc;me 30 ans d&rsquo;histoire du cin&eacute;ma italien qui sont racont&eacute;s, du n&eacute;or&eacute;alisme en noir et blanc &agrave; la com&eacute;die italienne en couleur : d&rsquo;une libert&eacute; de filmer la vraie vie dans son environnement social &agrave; une fa&ccedil;on plus l&eacute;g&egrave;re de traiter les soucis quotidiens. On y croise Fellini qui tourne <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0047528/?ref_=nv_sr_srsg_0_tt_8_nm_0_in_0_q_la%2520strada" target="_blank">la Strada</a> comme De Sica qui &eacute;voque le tournage du <a href="https://www.imdb.com/fr/title/tt0040522/?ref_=nv_sr_srsg_6_tt_8_nm_0_in_0_q_le%2520voleur%2520de%2520byc" target="_blank">Voleur de Bicyclette</a>. Le film est rempli de r&eacute;f&eacute;rences cin&eacute;philiques et de trouvailles visuelles, depuis maintes fois copi&eacute;es (temps suspendu, montage ray&eacute;, passage &agrave; la couleur, photomaton&hellip;).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La musique joue &eacute;galement un r&ocirc;le important, car elle accompagne les &eacute;motions et les souvenirs des personnages, cr&eacute;ant des contrastes entre les diff&eacute;rentes &eacute;poques et les diff&eacute;rents styles de vie. Elle m&eacute;lange des morceaux originaux d&rsquo;Armando Trovajoli et des reprises de chansons populaires, comme Bella ciao, le chant des partisans, ou Arrivederci Roma, le symbole de la ville &eacute;ternelle.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Au bout de cette com&eacute;die douce-am&egrave;re, se constitue un v&eacute;ritable t&eacute;moignage de l&rsquo;identit&eacute; italienne du 20&egrave;me si&egrave;cle et une satire sociale, &eacute;vitant ainsi de s&rsquo;enfermer dans le simple portrait d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Un bel &eacute;quilibre entre humour et m&eacute;lancolie, mais surtout un beau moment de cin&eacute;ma.</span></font><br />&#8203;</div>  <div>  <!--BLOG_SUMMARY_END--></div>  <div class="wsite-youtube" style="margin-bottom:10px;margin-top:10px;"><div class="wsite-youtube-wrapper wsite-youtube-size-auto wsite-youtube-align-center"> <div class="wsite-youtube-container">  <iframe src="//www.youtube.com/embed/gnM5TRmGl8c?wmode=opaque" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> </div> </div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[L’année 1985 au cinéma : 40 ans après]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/lannee-1985-au-cinema-40-ans-apres]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/lannee-1985-au-cinema-40-ans-apres#comments]]></comments><pubDate>Tue, 31 Dec 2024 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/lannee-1985-au-cinema-40-ans-apres</guid><description><![CDATA[       Certaines ann&eacute;es marquent un jalon important dans l'histoire du cin&eacute;ma, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec le recul qu&rsquo;on per&ccedil;oit v&eacute;ritablement l&rsquo;impact d&rsquo;une ann&eacute;e de cin&eacute;ma. Sur le moment, 1985 fut m&ecirc;me d&eacute;cevant.  L'ann&eacute;e 1985 n&rsquo;avait rien pour susciter un int&eacute;r&ecirc;t sp&eacute;cifique pour les cin&eacute;philes. Papa est en voyage d'affaires gagnait la Palme d&rsquo;or &agrave; la surprise g&e [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/1985_orig.jpg" alt="Image" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>  <div class="paragraph"><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">Certaines ann&eacute;es marquent un jalon important dans l'histoire du cin&eacute;ma, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec le recul qu&rsquo;on per&ccedil;oit v&eacute;ritablement l&rsquo;impact d&rsquo;une ann&eacute;e de cin&eacute;ma. Sur le moment, 1985 fut m&ecirc;me d&eacute;cevant.</font></span></strong></div>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">L'ann&eacute;e 1985 n&rsquo;avait rien pour susciter un int&eacute;r&ecirc;t sp&eacute;cifique pour les cin&eacute;philes. <a href="https://www.imdb.com/title/tt0089748/reference/" target="_blank">Papa est en voyage d'affaires</a> gagnait la Palme d&rsquo;or &agrave; la surprise g&eacute;n&eacute;rale pour raconter 20 ans de Yougoslavie, mais bien peu avait conscience que le film marquait l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un cin&eacute;aste majeur de la fin du si&egrave;cle, Emir Kusturica. Sur le moment, on misait sur un nouveau cin&eacute;aste anglais : Roland Joff&eacute; sort son premier film, <a href="https://www.imdb.com/title/tt0087553/reference/" target="_blank">La D&eacute;chirure</a>, qui raconte avec force la r&eacute;pression de Pol Pot. Mais, &agrave; part, <a href="https://www.imdb.com/title/tt0091530/reference/" target="_blank">Mission</a>, palme d&rsquo;or l&rsquo;ann&eacute;e suivante, il rentrera vite dans le rang.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Certes, les grands r&eacute;alisateurs sortent quelques bons films comme <a href="https://www.imdb.com/title/tt0089853/reference/" target="_blank">La rose pourpre du Caire</a> (W. Allen), <a href="https://www.imdb.com/title/tt0090350/reference/" target="_blank">L&rsquo;ann&eacute;e du dragon</a> (M. Cimino), <a href="https://www.imdb.com/title/tt0089087/reference/" target="_blank">La for&ecirc;t d&rsquo;&eacute;meraude</a> (J. Boorman) et <a href="https://www.imdb.com/title/tt0087089/reference/" target="_blank">Cotton club</a> (F Coppola), mais aucun classique &agrave; la hauteur de leur r&eacute;putation. Seul A. Kurosawa fait forte impression avec <a href="https://www.imdb.com/title/tt0089881/reference/" target="_blank">Ran</a>, son dernier film majeur.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">&Agrave; c&ocirc;t&eacute;, le cinema populaire se renouvelle avec l&rsquo;arriv&eacute;e en force des blockbusters qui marqueront la future production hollywoodienne. Spielberg cr&eacute;e une usine &agrave; succ&egrave;s avec Amblin : apr&egrave;s <a href="https://www.imdb.com/title/tt0087363/reference/" target="_blank">Gremlins</a>, le studio sort en 1985 <a href="https://www.imdb.com/title/tt0089218/reference/" target="_blank">Les goonies</a>, <a href="https://www.imdb.com/title/tt0088763/reference/" target="_blank">Retour vers le futur</a> et <a href="https://www.imdb.com/title/tt0090357/reference/" target="_blank">Le secret de la pyramide</a> (avec le premier personnage anim&eacute; en num&eacute;rique). Stallone s&rsquo;adapte &agrave; la tendance : il avait fait de <a href="https://www.imdb.com/title/tt0075148/reference/" target="_blank">Rocky </a>(1976) et <a href="https://www.imdb.com/title/tt0083944/reference/" target="_blank">Rambo </a>(1982) des anti-h&eacute;ros am&eacute;ricains ; ils deviennent des figures h&eacute;ro&iuml;ques de l&rsquo;&egrave;re Reagan avec <a href="https://www.imdb.com/title/tt0089927/reference/" target="_blank">Rocky IV</a> et<a href="https://www.imdb.com/title/tt0089880/reference/" target="_blank"> Rambo II</a>.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Avec <a href="https://www.imdb.com/title/tt0088247/reference/" target="_blank">Terminator</a>, s&eacute;rie B gagnante au feu festival d&rsquo;Avoriaz, le canadien James Cameron se fait conna&icirc;tre dans le monde entier tandis que <a href="https://www.imdb.com/title/tt0087800/reference/" target="_blank">Freddy </a>sort de la nuit &agrave; Elm street. En France, Luc Besson s&rsquo;impose pour la 1&egrave;re fois avec <a href="https://www.imdb.com/title/tt0090095/reference/" target="_blank">Subway</a>. Cot&eacute; acteur, Eddy Murphy devient une star avec <a href="https://www.imdb.com/title/tt0086960/reference/" target="_blank">Le flic de Beverly Hills</a>.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">C&rsquo;est en fait la pop culture qui &eacute;tait en train de na&icirc;tre au cin&eacute;ma sans qu&rsquo;on ne s&rsquo;en rende compte. Les critiques sont alors particuli&egrave;rement s&eacute;v&egrave;res contre ces &laquo;&nbsp;films &agrave; pop corn qui appliquent des formules&nbsp;&raquo;, sans comprendre qu&rsquo;une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration propose une cin&eacute;philie moins intellectuelle et plus dans la sensation.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Loin de ces formules, un film va pourtant devenir culte : <a href="https://www.imdb.com/title/tt0088846/reference/" target="_blank">Brazil</a>. L&rsquo;&oelig;uvre de Terry Gilliam, ex-Monty Python, ne r&eacute;pond ni au cin&eacute;ma de papa, ni &agrave; la nouvelle pop culture. Le producteur, furieux, refuse de sortir le montage original aux Etats-Unis. Les cin&eacute;philes fran&ccedil;ais ont droit &agrave; la version du r&eacute;alisateur mais le film n&rsquo;est pas un succ&egrave;s sur le moment.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le triomphe en salles de l&rsquo;ann&eacute;e est &agrave; rechercher du c&ocirc;t&eacute; du cin&eacute;ma fran&ccedil;ais. <a href="https://www.imdb.com/title/tt0090206/reference/" target="_blank">Trois hommes et un couffin</a> d&eacute;passe les 10 millions de spectateurs, un seuil qu&rsquo;aucun film n&rsquo;avait atteint depuis 17 ans et <a href="https://www.imdb.com/title/tt0064116/reference/" target="_blank">Il &eacute;tait une fois dans l'Ouest</a> (1968). Un succ&egrave;s d&rsquo;autant plus notable que le box-office rentre dans une p&eacute;riode difficile qui durera 10 ans. L&rsquo;arriv&eacute;e de Canal+ entraine une chute de la fr&eacute;quentation en salles.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Une autre fa&ccedil;on de d&eacute;couvrir les films va s&rsquo;imposer. Dans son canap&eacute; !</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le dernier tango à Paris : film à scandales]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/le-dernier-tango-a-paris-film-a-scandales]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/le-dernier-tango-a-paris-film-a-scandales#comments]]></comments><pubDate>Wed, 18 Dec 2024 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/le-dernier-tango-a-paris-film-a-scandales</guid><description><![CDATA[ &#8203;Certains films se construisent d&egrave;s l'origine pour faire bouger la soci&eacute;t&eacute; en place. Il est nettement plus rare qu'un m&ecirc;me film parvienne &agrave; le faire une seconde fois, &agrave; 50 ans d'&eacute;cart, et sur un plan id&eacute;ologique oppos&eacute;. Grand succ&egrave;s &agrave; l'international du cin&eacute;ma des ann&eacute;es 70, Le dernier tango &agrave; Paris a bien eu trois vies.   Lorsque sort en d&eacute;cembre 1972 le dernier Tango &agrave; Paris, i [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:119px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/le-dernier-tango.jpg?1736114111" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><br />&#8203;Certains films se construisent d&egrave;s l'origine pour faire bouger la soci&eacute;t&eacute; en place. Il est nettement plus rare qu'un m&ecirc;me film parvienne &agrave; le faire une seconde fois, &agrave; 50 ans d'&eacute;cart, et sur un plan id&eacute;ologique oppos&eacute;. Grand succ&egrave;s &agrave; l'international du cin&eacute;ma des ann&eacute;es 70, Le dernier tango &agrave; Paris a bien eu trois vies.</font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Lorsque sort en d&eacute;cembre 1972 <a href="https://www.imdb.com/title/tt0070849/reference/" target="_blank">le dernier Tango &agrave; Paris</a>, il marque pour les cin&eacute;philes la rencontre entre un Marlon Brando redevenu une star suite au triomphe du Parrain &agrave; peine quelques mois plus t&ocirc;t et un jeune r&eacute;alisateur italien qui monte, Bernardo Bertolucci (31 ans).</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le film narre la rencontre entre un r&eacute;cent veuf am&eacute;ricain et une tr&egrave;s jeune femme ; ils se retrouvent r&eacute;guli&egrave;rement dans un appartement parisien pour faire l'amour en ignorant tout l'un de l'autre.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le sortie du film fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d&eacute;bat houleux entre les &laquo;&nbsp;modernes&nbsp;&raquo;&nbsp;et les conservateurs. Les premiers d&eacute;fendent une r&eacute;volution sexuelle en rupture avec la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;avant mai 68 et la libert&eacute; d&rsquo;une femme autonome dans sa sexualit&eacute; tandis que les seconds crient contre l&rsquo;obsc&eacute;nit&eacute; de certaines s&eacute;quences.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Comme dans d&rsquo;autres pays (URSS, Espagne), le film est finalement interdit en Italie alors que d&eacute;j&agrave; 7 millions de spectateurs en ont fait l&rsquo;un des plus gros succ&egrave;s de l&rsquo;ann&eacute;e. En France, le film est interdit au moins de 18 ans et sera le film le plus vu de l&rsquo;ann&eacute;e &agrave; Paris, y attirant m&ecirc;me une audience deux fois sup&eacute;rieure &agrave; celle du Parrain (!).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le scandale est alors port&eacute; par la communaut&eacute; catholique et les associations familiales, clairement politis&eacute;es &agrave; droite.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Progressivement le film s&rsquo;installe dans la cin&eacute;philie classique. Les italiens peuvent le red&eacute;couvrir &agrave; partir de 1988, la t&eacute;l&eacute;vision l&rsquo;int&egrave;gre dans ses programmes de seconde partie de soir&eacute;e et la cin&eacute;math&egrave;que le programme dans le cadre de r&eacute;trospectives (encore en 2017). Malgr&eacute; le souvenir des cons&eacute;quences dramatiques du tournage d&rsquo;une sc&egrave;ne &eacute;prouvante sur la sant&eacute; psychologique de sa jeune actrice, Maria Schneider, la diffusion du film n&rsquo;&eacute;meut plus vraiment. La com&eacute;dienne parle pourtant d&eacute;j&agrave; de viol sous l&rsquo;&oelig;il de la cam&eacute;ra. Le r&eacute;alisateur &eacute;voque, lui, sa recherche de voir son actrice ne pas jouer, mais ressentir &laquo;&nbsp;la rage et l&rsquo;humiliation&nbsp;&raquo;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le mouvement #Meetoo&nbsp;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">change les choses. Un biopic sur la vie de Maria Schneider sorti en 2024, &laquo;&nbsp;<a href="https://www.imdb.com/title/tt19995770/reference/">Maria&nbsp;</a>&raquo;, met sur le devant de la sc&egrave;ne le traumatisme v&eacute;cu par l&rsquo;actrice. La diff&eacute;rence d&rsquo;&acirc;ge de 29 ans (Maria Schneider avait juste 19 ans) et surtout les conditions de tournage d&rsquo;une sc&egrave;ne sexuellement violente improvis&eacute;e sans l&rsquo;accord de l&rsquo;actrice prennent une autre dimension. Ce qui apparaissait comme un combat f&eacute;ministe est d&eacute;sormais per&ccedil;u comme un symbole de plus d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; patriarcale et d&rsquo;un rappel &agrave; l&rsquo;ordre l&eacute;gitime de la notion de consentement.</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"> </span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Et ce week-end la diffusion pr&eacute;vue &agrave; la cin&eacute;math&egrave;que fran&ccedil;aise est annul&eacute;e face au risque de trouble de l&rsquo;ordre public. Le film se voit &agrave; nouveau banni des &eacute;crans. Le mouvement est cette fois port&eacute; par la dynamique woke aux valeurs politiquement &agrave; gauche.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">L&rsquo;&oelig;uvre de Bertolucci reste la m&ecirc;me. Le film conna&icirc;t deux scandales &agrave; un demi-si&egrave;cle de distance. Entretemps, le combat politique a chang&eacute; de sens.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[WarGames : prophétie artificielle]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/wargames-prophetie-artificielle]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/wargames-prophetie-artificielle#comments]]></comments><pubDate>Wed, 04 Dec 2024 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/wargames-prophetie-artificielle</guid><description><![CDATA[ &#8203;Au cin&eacute;ma, l&rsquo;intelligence artificielle a longtemps &eacute;t&eacute; visuellement attach&eacute;e &agrave; l&rsquo;humain : elle avait forme humano&iuml;de comme dans M&eacute;tropolis, Westworld, Blade runner et Terminator. Mais dans le film WarGames pourtant, cette intelligence devient plus immat&eacute;rielle en s&rsquo;exprimant via des r&eacute;seaux informatiques.Nous sommes en 1983. Une &eacute;ternit&eacute; pour un film &eacute;voquant la technologie, et pourtant !  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:132px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/wargames.jpg?1736114014" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">&#8203;Au cin&eacute;ma, l&rsquo;intelligence artificielle a longtemps &eacute;t&eacute; visuellement attach&eacute;e &agrave; l&rsquo;humain : elle avait forme humano&iuml;de comme dans M&eacute;tropolis, Westworld, Blade runner et Terminator. Mais dans le film </font></span></strong><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">WarGames pourtant, cette intelligence devient plus immat&eacute;rielle en s&rsquo;exprimant via des r&eacute;seaux informatiques.</font></span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">Nous sommes en 1983. Une &eacute;ternit&eacute; pour un film &eacute;voquant la technologie, et pourtant !</font></span></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Lorsque Wargames sort sur les &eacute;crans, Internet n&rsquo;existe pas encore puisque le le World Wide Web (www) n&rsquo;appara&icirc;tra qu&rsquo;en 1990 avec son language HTML, ses liens hypertextes et ses adresses URL. Les protocoles TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) sont, eux, l&agrave; depuis quelques ann&eacute;es et formeront la base de l'Internet actuel.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Dans le film, un jeune &eacute;tudiant geek se retrouve &agrave; jouer malgr&eacute; lui &agrave; un jeu dangereux avec un superordinateur militaire : la guerre thermonucl&eacute;aire globale. Or ARPANET, l&rsquo;anc&ecirc;tre d&rsquo;internet, est effectivement n&eacute; des recherches militaires pour s&rsquo;organiser en cas d&rsquo;attaque nucl&eacute;aire, avant de s&rsquo;&eacute;tendre au monde universitaire &agrave; partir de la fin des ann&eacute;es 60. Ce contexte historique rend cr&eacute;dible &agrave; l&rsquo;&eacute;poque l&rsquo;intrigue de WarGames d&rsquo;autant que la peur du nucl&eacute;aire n&eacute;e des tensions bien r&eacute;elles entre USA et URSS.</span></font></div>  <blockquote style="text-align:center;"><strong><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><font size="3">A strange game.&nbsp;The only winning move is not to play.<br />&#8203;How about a nice game of chess?</font></span></strong></blockquote>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Malgr&eacute; certains aspects d&eacute;sormais vintage, le film marque encore les esprits par sa vision avant-gardiste, introduisant des concepts d'intelligence artificielle bien actuels.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">On y retrouve l&rsquo;usage de l&rsquo;IA g&eacute;n&eacute;rative dans l&rsquo;interaction avec la machine. Mais plus &eacute;tonnant encore est de revoir aujourd&rsquo;hui le super-ordinateur de d&eacute;fense WOPR (War Operation Plan Response) simuler des sc&eacute;narios de guerre pour apprendre et pr&eacute;voir des r&eacute;sultats. On retrouve exactement l&rsquo;approche du machine learning o&ugrave; l&rsquo;algorithme am&eacute;liore lui-m&ecirc;me ses performances par auto-apprentissage.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Le WOPR est con&ccedil;u pour prendre des d&eacute;cisions sans intervention humaine. Cela anticipe sur les drones et les syst&egrave;mes de d&eacute;fense automatis&eacute;s, pr&eacute;figurant les d&eacute;bats sur la d&eacute;l&eacute;gation de d&eacute;cisions critiques &agrave; des machines. Ces pr&eacute;occupations r&eacute;sonnent &eacute;galement avec les th&egrave;mes de l'IA &eacute;thique et la gouvernance des technologies si importants aujourd&rsquo;hui.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Enfin, le film a &eacute;t&eacute; un formidable outil p&eacute;dagogique pour sensibiliser au sujet naissant de la cybers&eacute;curit&eacute; en proposant un cas critique de piratage. Il a d&rsquo;ailleurs &eacute;t&eacute; cit&eacute; dans les travaux l&eacute;gislatifs am&eacute;ricains ayant abouti &agrave; la promulgation du Computer Fraud and Abuse Act (CFAA) en 1986. La vuln&eacute;rabilit&eacute; au risque cyber reste plus que jamais d&rsquo;actualit&eacute;.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">R&eacute;trospectivement, rarement le cin&eacute;ma ne nous a donn&eacute; autant l&rsquo;impression d&rsquo;avoir le futur sous nos yeux.</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Gladiator : héritier d’un genre originel et original]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/gladiator-heritier-dun-genre-originel-et-original]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/gladiator-heritier-dun-genre-originel-et-original#comments]]></comments><pubDate>Wed, 20 Nov 2024 23:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/gladiator-heritier-dun-genre-originel-et-original</guid><description><![CDATA[ Lorsque Gladiator sort sur les &eacute;crans il y a 25 ans, le p&eacute;plum est un genre mort depuis longtemps.&nbsp;Genre originel, les films revenant sur les temps antiques apparaissent d&egrave;s la cr&eacute;ation du cin&eacute;ma car les h&eacute;ros des textes bibliques inspirent les premiers cin&eacute;astes : le Christ d&egrave;s 1896, puis Mo&iuml;se, David, Sanson et Dalila ont droit tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; plusieurs films. Hollywood n&rsquo;existe pas encore et c&rsquo;est la [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:149px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/gladiator.jpg?1736114083" style="margin-top: 10px; margin-bottom: 0px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Lorsque Gladiator sort sur les &eacute;crans il y a 25 ans, le p&eacute;plum est un genre mort depuis longtemps.&nbsp;</span><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Genre originel, les films revenant sur les temps antiques apparaissent d&egrave;s la cr&eacute;ation du cin&eacute;ma car les h&eacute;ros des textes bibliques inspirent les premiers cin&eacute;astes : le Christ d&egrave;s 1896, puis Mo&iuml;se, David, Sanson et Dalila ont droit tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; plusieurs films. Hollywood n&rsquo;existe pas encore et c&rsquo;est la France (berceau du cin&eacute;ma) et l&rsquo;Italie (h&eacute;riti&egrave;re des Romains) qui sont les pr&eacute;curseurs.</span></font></strong></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>  <div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">La grande p&eacute;riode du p&eacute;plum viendra avec les ann&eacute;es 50. Plus qu&rsquo;aucun autre genre, ces films &eacute;piques vont b&eacute;n&eacute;ficier des nouvelles technologies cin&eacute;matographiques alors &eacute;mergentes : &eacute;cran panoramique, pellicule plus large, am&eacute;lioration du rendu des couleurs et du son.</span><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Il s&rsquo;agit de faire revenir dans les salles des spectateurs face &agrave; la concurrence des postes de t&eacute;l&eacute;vision qui apparaissent dans les foyers. La strat&eacute;gie est gagnante pendant un temps, et produit de grands succ&egrave;s comme <a href="https://www.imdb.com/title/tt0052618/reference/" target="_blank">les Dix commandements</a> (1956) et<a href="https://www.imdb.com/title/tt0052618/reference/" target="_blank"> Ben Hur</a>&nbsp;(1959). Sergio Leone et Stanley Kubrick s&rsquo;y essayent au d&eacute;but de leur carri&egrave;re avec respectivement <a href="https://www.imdb.com/title/tt0049833/reference/" target="_blank">Le Colosse de Rhodes</a> et <a href="https://www.imdb.com/title/tt0054331/reference/" target="_blank">Spartacus</a>.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Mais l&rsquo;attrait du genre s&rsquo;&eacute;tiole au d&eacute;but des ann&eacute;es 60 avec notamment l&rsquo;&eacute;chec co&ucirc;teux de <a href="https://www.imdb.com/title/tt0056937/reference/" target="_blank">Cl&eacute;op&acirc;tre </a>en 1963. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs &agrave; ce moment-l&agrave; qu&rsquo;appara&icirc;t pour la premi&egrave;re fois le mot &laquo; p&eacute;plum &raquo; sous la plume de la critique fran&ccedil;aise. Il se veut plut&ocirc;t p&eacute;joratif, reprenant un terme d&eacute;crivant les robes de l&rsquo;&eacute;poque en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;un des films qui ressuscita le genre 10 ans plus t&ocirc;t : <a href="https://www.imdb.com/title/tt0046247/reference/" target="_blank">La Tunique</a>, premier grand succ&egrave;s en Cin&eacute;maScope en 1953.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">C&rsquo;est toutes la difficult&eacute; de caract&eacute;riser le p&eacute;plum, genre original. D&rsquo;une part, il rel&egrave;ve de l&rsquo;art noble, s&rsquo;inspirant de faits historiques (l&rsquo;Antiquit&eacute; &eacute;gyptienne, grecque et romaine), de mythes religieux (la Bible) et de classiques de la litt&eacute;rature (L&rsquo;Odyss&eacute;e, Salammb&ocirc;). D&rsquo;autre part, il a tendance &agrave; valoriser la violence et un certain &eacute;rotisme. Il oscille entre le respect &eacute;difiant de l&rsquo;Histoire et l&rsquo;attrait divertissant pour le merveilleux, voire le fantastique <a href="https://www.imdb.com/title/tt0082186/reference/" target="_blank">(Le Choc des Titans</a>).</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><a href="https://www.imdb.com/title/tt0172495/reference/" target="_blank">Gladiator </a>rel&egrave;ve un peu des deux justement. De vrais personnages historiques d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sents dans <a href="https://www.imdb.com/title/tt0058085/reference/" target="_blank">La Chute de l&rsquo;Empire romain</a> (Marc Aur&egrave;le, Commode), le film testament du p&eacute;plum des ann&eacute;es 60. Mais on y trouve aussi le g&eacute;n&eacute;ral Maximus, h&eacute;ros de fiction portant le film vers l&rsquo;action pure : bataille &eacute;pique, combats de gladiateurs et vengeance.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Son succ&egrave;s relance le genre qui trouve une nouvelle vie avec les effets num&eacute;riques. Citons <a href="https://www.imdb.com/title/tt0332452/reference/" target="_blank">Troie </a>(2004), <a href="https://www.imdb.com/title/tt0416449/reference/" target="_blank">300 </a>(2007), <a href="https://www.imdb.com/title/tt1959490/reference/" target="_blank">No&eacute; </a>(2014). J&rsquo;ai un faible pour <a href="https://www.imdb.com/title/tt1186830/reference/" target="_blank">Agora </a>(2009) &agrave; propos de la brillante astronome Hypatie cherchant &agrave; prot&eacute;ger la biblioth&egrave;que d&rsquo;Alexandrie. Depuis la flamme s&rsquo;est &agrave; nouveau &eacute;teinte.</span><br /><br /><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Aujourd&rsquo;hui sort <a href="https://www.imdb.com/title/tt9218128/reference/" target="_blank">Gladiator 2</a> du m&ecirc;me Ridley Scott. L&rsquo;occasion de prendre le pouls d&rsquo;un cin&eacute;ma &eacute;pique qui ne donne son meilleur que sur grand &eacute;cran</span></font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Pulp fiction : hommage au passé et approche postmoderne]]></title><link><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/pulp-fiction-hommage-au-passe-et-approche-postmoderne]]></link><comments><![CDATA[https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/pulp-fiction-hommage-au-passe-et-approche-postmoderne#comments]]></comments><pubDate>Wed, 23 Oct 2024 22:00:00 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">https://www.zecinema.net/le-blog-du-spectateur/pulp-fiction-hommage-au-passe-et-approche-postmoderne</guid><description><![CDATA[Pour ses premiers spectateur français en octobre 1994, Pulp fiction était un choc. Difficile à décrire tant le film a influencé le cinéma depuis.Cette influence est d’autant plus paradoxale que le film se nourrit de références à d’autres œuvres dont l’autodidacte Tarantino (31 ans à l’époque) s’abreuvait dans le vidéoclub où il travaillait encore deux ans plus tôt.Aujourd’hui, Pulp fiction est non seulement un classique du cinéma mais aussi une œuvre majeure de l’h [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:122px;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="https://www.zecinema.net/uploads/4/5/7/6/45760987/published/pulp.jpg?1730540927" style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px; max-width:100%" alt="Image" class="galleryImageBorder wsite-image"></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -0px; margin-bottom: 0px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span><div class="paragraph" style="display:block;"><strong><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Pour ses premiers spectateur fran&ccedil;ais en octobre 1994, Pulp fiction &eacute;tait un choc. Difficile &agrave; d&eacute;crire tant le film a influenc&eacute; le cin&eacute;ma depuis.</span><br><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Cette influence est d&rsquo;autant plus paradoxale que le film se nourrit de r&eacute;f&eacute;rences &agrave; d&rsquo;autres &oelig;uvres dont l&rsquo;autodidacte Tarantino (31 ans &agrave; l&rsquo;&eacute;poque) s&rsquo;abreuvait dans le vid&eacute;oclub o&ugrave; il travaillait encore deux ans plus t&ocirc;t.</span></font></strong></div><hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"><div class="paragraph"><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Aujourd&rsquo;hui, <a href="https://www.imdb.com/title/tt0110912/reference/" target="_blank">Pulp fiction</a> est non seulement un classique du cin&eacute;ma mais aussi une &oelig;uvre majeure de l&rsquo;histoire de l&rsquo;art en g&eacute;n&eacute;ral. En effet, il est devenu embl&eacute;matique du cin&eacute;ma postmoderne par plusieurs aspects :</span></font><ul><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><em>Fragmentation</em> - Le r&eacute;cit est racont&eacute; dans un ordre non chronologique. On y suit trois intrigues entrem&ecirc;l&eacute;es o&ugrave; le h&eacute;ros de la premi&egrave;re devient figurant dans la seconde et se retrouve avec un r&ocirc;le secondaire dans la troisi&egrave;me. Les sept segments remis dans l&rsquo;ordre chronologique donneraient 4a, 2, 6, 1, 7, 3, 4b, 5. Ainsi un personnage peut mourir et revenir dans une sc&egrave;ne suivante. Cette approche en puzzle refl&egrave;te les id&eacute;es structuralistes qui mettent en avant la structure sous-jacente des r&eacute;cits plut&ocirc;t que leur contenu lin&eacute;aire.</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><em>Intertextualit&eacute; et r&eacute;f&eacute;rences culturelles</em> - On y trouve des dizaines de citations comme celles &agrave; <a href="https://www.imdb.com/title/tt0048261/reference/" target="_blank">En quatri&egrave;me vitesse</a> (la valise myst&eacute;rieuse avec une lumi&egrave;re brillante), <a href="https://www.imdb.com/title/tt0054215/reference/" target="_blank">Psychose</a> (les deux plans de Marsellus traversant la rue et croisant le regard de Butch), <a href="https://www.imdb.com/title/tt0068473/reference/" target="_blank">Delivrance</a> (la sc&egrave;ne de viol de Marsellus), <a href="https://www.imdb.com/title/tt0056801/reference/" target="_blank">8 1/2</a> (le twist dansant entre Mia et Vincente) <a href="https://www.imdb.com/title/tt0058898/reference/" target="_blank">Alphaville</a> (la longue marche de Vincente et Jules dans le couloir). Cette intertextualit&eacute; est une caract&eacute;ristique cl&eacute; du postmodernisme, qui d&eacute;coule du structuralisme en soulignant les relations entre les textes et les signes.</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><em>D&eacute;construction</em> - Le film m&eacute;lange les genres (film noir, com&eacute;die, drame, etc.) et joue avec les attentes du spectateur. Comme son titre y fait r&eacute;f&eacute;rence, Pulp fiction reprend le principe des pulps, ces magasines bon march&eacute; des ann&eacute;es 30 qui agr&eacute;geaient plusieurs fictions racoleuses. D&rsquo;o&ugrave; la volont&eacute; d&rsquo;inscrire le film dans un certaine modernit&eacute; intemporelle (le boxeur old school, le diner des 50&rsquo;s, un Travolta d&eacute;suet ou encore le choix de la bande musicale). Cette d&eacute;construction des genres est une autre influence du structuralisme qui analyse comment les genres et les conventions narratives s&rsquo;&eacute;laborent.</span></font></li><li><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)"><em>Personnages et dialogues ironiques</em> - Les personnages sont des arch&eacute;types d&eacute;construits et les dialogues sont souvent m&eacute;tafictionnels, (comme Jules r&eacute;citant un passage biblique, &Eacute;z&eacute;chiel 25:17, avant d'ex&eacute;cuter quelqu'un). Cela renforce l'id&eacute;e que le film est conscient de sa propre construction narrative.</span></font></li></ul><br><font size="3"><span style="color:rgba(0, 0, 0, 0.9)">Loin de cette lecture autor&eacute;flexive, le film s&rsquo;est surtout impos&eacute; comme l'incarnation du cool, avec ses dialogues tranchants, ses chansons devenues cultes, sa violence soudainement brutale et son humour noir. Et &ccedil;a, c&rsquo;est &laquo;&nbsp;tarantinesque&nbsp;&raquo; !</span></font></div><div><!--BLOG_SUMMARY_END--></div><div class="wsite-youtube" style="margin-bottom:10px;margin-top:10px;"><div class="wsite-youtube-wrapper wsite-youtube-size-auto wsite-youtube-align-center"><div class="wsite-youtube-container"><iframe src="//www.youtube.com/embed/Ej1cHOz2MfA?wmode=opaque" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe></div></div></div><div><div id="635866648736344182" align="left" style="width: 100%; overflow-y: hidden;" class="wcustomhtml">Cliquez pour d&eacute;finir un code HTML personnalis&eacute;</div></div>]]></content:encoded></item></channel></rss>